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Red line

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Né à Houston, dans le Texas, Jay est à peine âgé de trente ans. Avant d'entamer sa carrière solo, il a beaucoup tourné dans le backing band de la chanteuse Lavelle White. Son aventure en solitaire a commencé en 1997. Il commet alors l'album "Hooked up", chez Sunburst. Ce qui va attirer l'attention du label hollandais Maskot, pour lequel il sort alors en 2000, l'elpee "Jay Hooks". Pour enregistrer ce nouvel opus, il s'est entouré d'une section rythmique composée de la bassiste Maria Delprete et du batteur Jerry Gaskill. Il a, en outre, reçu le concours de Hadden Sayers à la production. Sur l'elpee précédent, nous avions déjà pu détecter l'influence majeure exercée par Jimi Hendrix. Elle se confirme sur "Red line". Jay joue sur une Gibson de couleur rouge, coloris reproduit sur la pochette de ce CD. On navigue ici au sein d'un rock blues d'une grande pureté ; et la formule du trio est idéale pour la pratique de ce style musical.

Jay entre dans le vif du sujet par "Burnin' up". Un rock shuffle solide. La guitare est saturée d'électricité. L'esprit hendrixien envahit "Last stand". Le travail est bien fait, comme à la belle époque de l'Experience. Mais il ne se limite pas à de la pure copie. Le ton est bluesy. La guitare en pyrotechnie contrôlée. Une plage qui devrait plaire aux fans du blues électrique! Partagé entre la voix sauvage à la Johnny Winter, les riffs lourds des guitares circa Z.Z Top et l'attaque toute en puissance d'un Leslie West à son meilleur niveau (NDR : pensez à "Mississippi queen"), "Once around the moon" libère un rockin' blues à la texane. Lancé à vive allure, "Cold natured thang" campe un boogie métallique. La slide qui remplit l'espace sonore me rappelle une nouvelle fois Winter. "Strong love" consume en son cœur un Memphis blues à la Albert King ; et lorsque la guitare se libère, elle assimile King à la manière d'Hendrix ou de Stevie Ray Vaughan. "Wicked wayward son" est un intermède roots acoustique. La machine repart de plus belle avec "Across the pond". Un morceau très Z.Z Top. A l'instar de "Lowlands". Un boogie mené comme le bon ZZ des années 70. En fin d'album, Hooks se rappelle son maître Hendrix, en sortant son blues lent chargé d'électrons? "Half hell & half voodoo" ressemble furieusement au "Red House blues" du maître. Et la reprise de "Freedom" d'Hendrix achève l'opus. Excellent dans le genre!

 

Informations supplémentaires

  • Band Name: Jay Hooks
  • Genre: Blues/Roots
  • Label Prod: Maskot / Provogue
  • Date: 2002-12-31
  • Rating: 0
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