La « Factorycraft » de Found est une usine perdue au milieu de la jungle. Elle est dirigée par Tarzan. Il pense n’avoir besoin de rien d’autre que des moyens matériels mis à sa disposition pour produire une qualité égale à celle des plus grands génies du secteur. Mais le résultat obtenu est comme un tour de magie raté. Tout le monde s’aperçoit de la supercherie et les déceptions grondent. Le public voulait être bluffé, époustouflé, il ne récolte que désillusions. Alors la place se vide de plus en plus, laissant seul ce prestidigitateur amateur, sans autre compagnie que ses tours qui n’impressionnent que lui. Ce qui aurait dû être un véritable spectacle et le placer au statut ‘d’envié de tous’, n’est qu’une vaste blague entendue des milliers de fois ! Mais bon sang, pourquoi venir briser un univers aussi enchanteur, susceptible d’amener tant de plaisir aux gens ? Ne vaut-il pas mieux s’abstenir en des cas pareils !? Vouloir transformer l’illusion surnaturelle en une simple banalité est d’une arrogance profonde (comme cette chronique, j’en conviens fort bien, mais c’est ce qui correspond le mieux à l’analyse de cet album). Mais c’est aussi la niaiserie qui perd Found à travers ces dix titres. Peut-être ont-ils voulu réaliser un disque en oubliant qu’il faut avoir l’envie de créer quelque chose de bon pour y arriver…

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