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Stuck on the way back

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Les chasseurs de tête de chez NorthernBlues ont le nez fin. Après avoir débusqué Otis Taylor et Harry Manx, ils viennent de signer un nouveau grand talent du blues acoustique : David Jacobs-Strain. Il n'a pas encore vingt ans. Né en 1983 à New Haven, dans le Connecticut, il s'est fixé par la suite à Eugene, dans l'Oregon. Il joue de la guitare depuis l'âge de 9 ans. Dans le domaine du blues, ses premières influences répondent aux noms de Taj Mahal, Skip James, Fred McDowell et Lightnin' Hopkins. C'est en écoutant Bob Brozman qu'il a appris à jouer du bottleneck. En 1996. Au cours de ces dernières années, il a été davantage réceptif aux différents styles pratiqués par John Cepahs, Steve James, Alvin Youngblood Hart ou encore Otis Taylor. Son père, Michael Strain, a pris en charge sa carrière.

David compte déjà plusieurs albums à son actif : "First Friday live - Tra ditional acoustic blues" en 1997 (NDR : il avait 14 ans !), "Skin and Bones" en 1999 et en 2001, un 'live' intitulé "Longest road I know". Paru chez NorthernBlues, son premier opus a bénéficié de l'excellente mise en forme de Kenny Passarelli, un producteur qui avait réalisé un superbe travail sur l'elpee d'Otis Taylor, "White African". Dans le passé, Kenny a joué de la basse pour de multiples artistes ; et en particulier pour Elton John et Stephen Stills. Il apporte sa collaboration sur cinq plages de ce disque. A la basse et à l'orgue Hammond B3. Peter Joseph Burtt s'y réservant les percussions africaines.

L'album a été enregistré à Santa Fé, en novembre dernier. Il s'ouvre par "River was green". David est seul au chant et à la guitare. Son attaque sur les cordes est particulièrement percutante. Et on est pris instantanément à la gorge. La voix est très musicale. Elle se fond parfaitement dans l'environnement musical. C'est assez naturellement que David vient interpréter "Bowlegged Charlie". Une composition signée par son complice d'écurie, Otis Taylor. Il ne relâche pas son acharnement sur les cordes. Le chant est nerveux : peut-être pour marquer l'injustice qui marque le pauvre Charlie. L'adaptation du "Poor Black Mattie" de R.L Burnside, constitue ma plage préférée. La guitare embrasse une trame rythmique intense, obsessionnelle. Le chant de David est très assuré. Son percussionniste, Peter, lui répond dans l'ombre. Le rythme nous possède et ne nous lâche plus. La slide et David et le kora de Peter se rencontrent et s'unissent pour créer des reflets hypnotiques. Un grand moment! Parenthèse instrumentale, "Sidewalk rag" est une occasion idéale pour démontrer tout son talent dans le style en pickin ; un style qu'il a emprunté à Skip James, mais qu'il a tellement personnalisé. Le medley "Poor boy/Nobody's fault" s'étale sur plus de 8'. L'obsession est omniprésente. Une atmosphère qui évolue à la manière des mantras et des ragas indiens. Le son est impressionnant. Dans son style répétitif, "Black and blues" cultive une ambiance dramatique. Un climat justifié par les lyrics de cette chanson racontant l'histoire d'une jeune femme qui devient accro à l'héroïne, et dont le vieil amant la laisse pantelante et violée. Reste donc deux excellentes plages : le très lent "Wild Bill Jones", au cours duquel on entend perceptiblement ses doigts qu'il frotte sur les cordes métalliques, à la manière du meilleur John Campbell ; et enfin "Linin' track", dont les motifs hypnotiques sont entretenus par la guitare Reso-Phonic, le cajon et le djembe de Peter. Dans le style, cet opus me semble indispensable. Je vous le recommande donc vivement…

 

Informations supplémentaires

  • Band Name: David Jacobs-Strain
  • Genre: Blues/Roots
  • Label Prod: NorthernBlues / Parsifal
  • Date: 2002-12-31
  • Rating: 0
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