L’aurore de Lathe of Heaven…

Issu de Brooklyn, Lathe of Heaven sortira son nouvel elpee « Aurora », le 29 août. Né d’un processus d'improvisation, cet opus est propulsif, captivant et structuré, abordant des thèmes lourds et incorporant des influences littéraires. En attendant, la…

logo_musiczine

La vie explosive de Fine Lame

Groupe de rock poétique incisif, enflammé, tumultueux, exalté, tranchant, Fine Lame convoque le rock français à appétence littéraire et la tradition du spoken word anglo-saxon. Le groupe a sorti un premier Ep 5 titres le 29 novembre 2022 qui évoque tant le…

Langues

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

Kim Deal - De Roma
Morrissey - Lotto Arena

Live at Grossman's - 1994

Écrit par - -

Norman Jeffrey Healey est ce chanteur/guitariste canadien atteint de cécité depuis l’âge de 1 an. Atteint d’un cancer de la rétine, la maladie allait finalement l’emporter début 2008. Il n’avait pas encore 42 ans.

C'est en 1985 que le Jeff Healey Band prend forme, lors de la jam hebdomadaire accordée au club ‘Grossman's Tavern’, chez lui, à Toronto. Son backing band implique alors le drummer Tom Stephen et le bassiste Joe Rockman. Leur premier opus, "See the light", sort en 1988. Ce sera le début d’une carrière chargée de promesses, mais interrompue par la mort. Jeff était un grand amateur de blues et peut-être encore plus de jazz traditionnel. Au cours des dernières années, il avait également démontré ses talents de trompettiste. Eagle Rock nous propose un témoignage vibrant de cet artiste défunt.

Le Jeff Healey Band se produisait donc ‘at home’, au sein de cette célèbre taverne enfumée, deux soirs de suite, soit les 22 et 23 avril 1994. Pour la circonstance, le trio a reçu le concours du guitariste Pat Rush, un musicien qui avait côtoyé, notamment, Johnny Winter, James Cotton et Buddy Guy, ainsi que son compatriote harmoniciste, Michael Pickett.

Si Alvin Lee, le célèbre sixcordiste de Ten Years After, avait l'habitude de clôturer ses concerts par le fameux "I'm going home", Jeff débute le sien par une relecture de ce classique, mais dans un registre très différent. Pas vraiment rock'n'roll, mais bien plus blues, funky et tout en rythmique. Néanmoins, il aurait pu ne pas attribuer cette plage à Alvin Lee ; car sa version est tout à fait méconnaissable, uniquement instrumentale et théâtre d'une lutte à couteaux tirés entre les deux gratteurs. La machine du JHB est parfaitement huilée. Tous les engrenages fonctionnent à merveille. Place donc au "Killing floor" de Howlin' Wolf, une adaptation funkysante de ce blues rock propice à une nouvelle série d’échanges entre les cordes. Un frisson nous parcourt l’échine dès l’intro du superbe slow blues "As the years go passing by", une compo issue du répertoire d'Albert King, mais souvent et erronément attribuée à Fenton Robinson. Une excellente reprise chargée de feeling. Caractérisé par ses changements de rythmes, le "Yer blues" de John Lennon (un morceau qui figurait sur le double blanc des Beatles) est de toute bonne facture. Le climat baigne maintenant vraiment dans le blues. Signé Howlin' Wolf, "Who's been talking" bénéficie du concours de Michael Pickett à l'harmonica, un autre classique qui suscite mon enthousiasme. Tout comme le "Crossroads" du mythique Robert Johnson, dans une version plus proche de Cream que de l'originale ; mais plutôt roots, et colorée derechef par l'harmo de Pickett. Ce dernier termine sa prestation sur le "Dust my broom" d'Elmore James. Le concert s’achève par un hommage à Jimi Hendrix, lors de deux de ses créations ; tout d’abord le célèbre "Voodoo child", puis l’"All along the watchtower" de Bob Dylan…

 

Informations supplémentaires

  • Band Name: Jeff Hershey
  • Genre: Blues/Roots
  • Label Prod: Eagle / Pias
  • Date: 2011-06-13
  • Rating: 4
Lu 1035 fois