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Ce guitariste texan drivait son propre band, The Sidemen, chez lui à Fort Worth. En 1991, le groupe se produit en première partie de John Mayall et ses Bluesbreakers. Le contact est noué. Deux ans plus tard, Coco Montoya quitte les Bluesbreakers. Aussitôt John passe un coup de fil à Buddy pour pallier le départ de son gratteur. Il sévira au sein de la bande à Mayall de 1993 à 2008. Il faudra d’ailleurs attendre 2007, pour que Buddy Whittington grave son premier opus solo. Il sera éponyme. Et embraie par "Bag full of blues", en 2010. Il est aussi la pierre angulaire des projets du Dr Wu, "Texas Blues Project : Vol 1 et 2", parus respectivement en 2007 et 2010. Certes Buddy a toujours été élevé à l'essence du blues, mais pas dans la pureté électrique des premiers gratteurs anglais comme Mayall, Clapton, Green ou autre Taylor. Son attaque sur les cordes est puissante, dure, implacable. Son style est plus proche d’un Walter Trout, sixcordiste qui l’avait précédé dans le backing group du natif de Macclesfield, même s’il reste bien plus fidèle à ses racines. Buddy est aujourd’hui âgé de 55 balais. Il signe les onze plages de cet elpee. Pour enregistrer cet opus, il ne s’est entouré que de sa section rythmique : le bassiste Wayne Six et le drummer Mike Gage.

"Back when the Beano was Boss" ouvre la plaque. Une belle synthèse de son style. Et un titre de plage qui se réfère à Mayall dont la pochette de son elpee le plus célèbre, "Bluesbreakers", montrait les musiciens occupés de lire la revue Beano. Plutôt R&B, "Deadwood and wire" réverbère des accents Southern rock très prononcés, tout en adressant un clin d'œil aux Allman Brothers. Et pour cause, Buddy double ici guitare et slide, jouant à lui seul les rôles de Duane Allman et Dicky Betts. La section rythmique est solide et efficace. Elle libère un maximum de groove. Le tempo est quand même, en général, assez uniforme. Faut dire qu’outre-Atlantique, le blues est avant tout une musique à danser. Et "My world revolves around you" en est certainement une belle illustration, une piste au cours de laquelle, il fait à nouveau vibrer la guitare slide. La production réservée à ce disque est impeccable. Le son est d’une précision métronomique. Digne de Steely Dan. Et c’est un compliment ! Pourtant, Mr Whittington est au sommet de son art, lorsqu’il nous balance son rockin' blues offensif. A l’instar d’"Ain’t got the scratch", une compo que le trio barbu de Dallas aurait pu inclure dans son répertoire. Fruit d’un mélange de country et de rock'n'roll, "I had to go see Alice" est lancé au galop. Un exercice de style en pickin' particulièrement complexe au cours duquel, Buddy s’en sort à merveille. Nous ne sommes alors pas loin de Nashville. La voix de notre Texan est puissante, jamais prise en défaut. Il a une présence de poids. Il attaque "Fender champ" à coups de slide incendiaires. On pense à Hendrix ; mais il reste lui-même d'un bout à l'autre de la piste. "Six string romance" baigne dans du western swing à la sauce Fort Worth. Seconde ville principale de l'aire urbaine de Dallas, elle est considérée comme une ville sœur, au Texas. Un état célèbre pour ses trios. Formules célébrées sur "Texas trios", tout en pensant à ZZ Top et Double Trouble (de Stevie Ray Vaughan). La fête texane s’achève par une ballade paisible intitulée "While we're here". 

 

Informations supplémentaires

  • Band Name: Buddy Whittington
  • Genre: Blues/Roots
  • Label Prod: Manhaton / BroerePromotion
  • Date: 2011-09-05
  • Rating: 4
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