James Nixon est né à Nashville, dans le Tennessee, en 1941. Ses parents étaient musiciens. Rien d'étonnant qu'il ait suivi le même chemin. Il a commencé par chanter le gospel à l'église, est devenu chanteur d'opéra dans les années 50, avant de fonder un groupe de rock'n'roll : King James & the Scepters. Et c'est en écoutant BB King qu'il a opté pour le blues. Lorsqu'il fonde NTS Limited, il recrute Billy Cox à la basse. Cox rejoindra plus tard le fameux Band of Gypsies de Jimi Hendrix. Ce qui permettra à James de partager occasionnellement la scène avec ces supers musiciens. Durant les 70s, Nixon devient guitariste. Ses débuts discographiques remontent à 1985. Un 45 tours produit par Charlie Daniels. Il commet ensuite deux albums de gospel : "Me, myself & the Lord" en 97, et "Stand up" en 99.
Pour enregistrer son premier album de blues, il a bénéficié du concours de la formation de Fred James ; et c'est bien entendu ce dernier qui en assure la production. Derechef, Billy Earheart est aux claviers et la légère Mary-Ann Brandon aux backing vocals. Nixon possède une bonne voix, forgée dans l'exercice du gospel. Une voix naturellement soul, veloutée, et assez haut perchée. La plage titulaire est une ballade soul, délicatement cuivrée. La six cordes se libère très facilement de ce style délicat, parfaitement ciselé. Ces ballades soul blues lui collent vraiment à la peau. "Trying to hold on" trempe dans ce même style léché. "Sundown blues" est un blues lent classique, mais efficace. "Baby right now" accélère le rythme. Toute la machine suit le tempo et la guitare peut s'emballer ; même si on a l'impression qu'elle en garde sous la pédale. Il chante le très roots "Sweet thing", en s'accompagnant de son dobro. Un instant chargé d'émotion auquel participe l'harmoniciste Shannon Williford. Le processus est semblable pour aborder "You're the one" et "I'm your handy man". "The best in town" fait furieusement penser à une composition de Jimmy Reed. Le rythme nonchalant permet aux guitares de se défouler. D'abord celle de Nixon, ensuite la slide de Fred James. Par les vertus du rerecording, c'est James qui répond à son propre chant. "Please come back to me" est un blues au tempo ralenti. La voix est quelque peu forcée. Le sax de Dennis Taylor répond au chanteur. La guitare enchante par sa retenue et son lyrisme. Le reste de l'album adopte la formule des ballades ‘soul’ pour lesquelles l'homme semble taillé.

Nederlands
Français 
