Fruit d’une maléfique collaboration entre des ex-musiciens d’Entombed, d’Opeth, et de Therion, Krux est diaboliquement emmené par Leif Edling, actuel Candlemass, dont le split serait imminent !
Troisième volet d’une trilogie taillée dans un doom spatial seventies à souhait, Krux III élargit encore ses horizons en envoyant quelques riffs plus actuels, bien palpables dans l’intro de « Emily Pane » chargée de chœurs à la Therion.
Titre épique d’une dizaine de minutes, « Prince Azaar And The Invisible Pagoda » s’avère tout simplement magistral. Son break sublime est dominé par une basse au son ultime, le tout dans une atmosphère moins spatiale, mais pas très loin d’une dimension cinématographique.
Hommage ou simple hasard ? Une plage nous renvoie carrément dans le ciel d’un Rainbow, époque RJ Dio, c’est une évidence.
« The Death Farm » se veut plus direct, plus doom dans la tradition années 80. On pense même à Nemesis, la toute première mouture de ce qui deviendra Candlemass.
Ce troisième tome se distingue enfin par la grande qualité de ses solos de guitare, des parties comme on en trouve rarement au sein de la scène actuelle du metal pachydermique. Fredrik Akeson est tout simplement bluffant, aussi à l’aise dans la mélodie que dans les exercices plus ténébreux. Krux nous invite à découvrir une autre vision du doom, tout au long d’un futur classique qui, souhaitons-le, permettra à Edling et sa troupe de ne plus tirer le diable par la queue, à l’avenir.

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