Chilly Gonzales, jamais à court d’idées, revient moins d’un an après la sortie de l’album-concept au résultat mitigé, « Ivory Tower ». Pour la circonstance, le délire du Canadien est autrement plus fun que son escapade précédente. Pas de long métrage pour accompagner cette nouvelle galette, mais un orchestre. Car Jason Beck, alias Gonzales, propose le premier album de rap entièrement orchestral de l’histoire ! The Roots se sont d’ailleurs presque immédiatement emparés du concept en annonçant que le successeur de « Undun », leur nouvelle galette, surferait sur cette vague. Gonzo retourne donc à ce qu’il fait de mieux sur ce « The Unpeakable Chilly Gonzales » : surprendre l’auditeur.
Les trompettes chevaleresques de « Supervillain Music », les percussions et le refrain entêtant de « Party On My Mind », les cordes cinématographiques de « Different Kind Of Prostitute » sont autant d’éléments intrigants qui font de cette galette l’une des plus intéressantes de l’année. « Shut Up And Play The Piano », clin d’œil à son excellent « Piano Solo », referme sublimement la galette. Pour arriver à un tel résultat Chilly Gonzales s’est payé les services de… son frangin, le compositeur Christophe Beck (responsable notamment des B.O. de Buffy The Vampire Slayer, Very Bad Trip, Percy Jackson, etc.) ainsi que de son amie de toujours, Leslie Feist, qui a, pour l’occasion, endossé le rôle de coach vocal ! Le résultat : neuf morceaux solides, entre rap et musique de film. Un mariage de genres qui ne devrait laisser personne indifférent, à commencer par les fans de Gonzo. A quand l’opérette électro ?

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