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The rising

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L'E Street Band n'avait plus participé à la confection d'un album du boss depuis 1984. En 1995, il avait bien apporté son concours à l'enregistrement de trois inédits, destinés à enrichir un " Greatest hits ". Et puis en 1999, il avait également accompagné Bruce pour une tournée, ponctuée de l'opus " Live in New York City ". Mais pour le reste, Springsteen s'était depuis toujours passé de leurs services. Tallent, Clemmons, Weinberg et plus surprenant, les guitaristes Van Zandt et Nils Lofgren sont de la partie. Surprenant, car Lofgren avait remplacé Van Zandt, en 1984, juste avant que le groupe n'entreprenne une gigantesque tournée mondiale. Ils jouent ici ensemble. Et la râpe de Nils (NDR : faut pas oublier qu'il a joué avec Neil Young ; et en particulier participé à son chef d'œuvre " After the gold rush " !) fait des ravages sur deux morceaux de l'elpee : " Countin' on a miracle " et le remarquable " Worlds apart ", une chanson qui conte l'histoire des amours d'un soldat américain avec une musulmane, et qui bénéficie du concours d'Asif Ali Khan (tablas, harmonium, chœurs). Bruce Springsteen a toujours été l'interprète des joies et des peines des gens simples et des banlieues américaines. Ses lyrics en sont le plus parfait témoignage. Ce sont ses fans qui l'ont interpellé pour qu'il réagisse face aux événements du 11 septembre. " The rising " rend donc un hommage à la mémoire des disparus de ces attentats. Pas question ici d'incitation à la révolte prolétaire, mais un album photo de destins individuels. Tout ceci avec retenue et surtout dignité. Bref, si on ne peut pas parler d'album exceptionnel, il faut reconnaître que " The rising " est de bonne facture et surtout bien équilibré, alternant titres solides comme le rock, compositions tendres et délicates (" Nothing man " et " Empty ky "), plages hymniques (" Lonesome day ",…) et puis fragments marqués par la soul (celle de Sam Cooke sur " My city of ruins ") ou balayés de chœurs gospel. Le tout, bien évidemment, dominé par la voix âpre et virile de Springteen. Produit par Brendan O' Brien (Aerosmith, Korn, Limp Bizkit, Pearl Jam), cet elpee intègre également quelques boucles synthétiques et puis, plus étonnant encore, quelques orchestrations de cordes…

 

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