Ce quatuor texan (Austin) vient d'enregistrer son sixième album. Un disque dont la solution sonore capricieuse, aventureuse et complexe ne néglige jamais l'aspect mélodique. A un tel point qu'elle en devient parfois contagieuse (NDR : autrement dit, au bout de quelques écoutes, les chansons n'en finissent plus de trotter dans votre tête). Pourtant, côté références, Spoon n'y va pas avec le dos de la cuiller ( !?!?!?). Oscillant de Wire aux Modern Lovers, en passant par Young Marble Giants, Split Enz, Bowie, les Beatles, Led Zeppelin, Booker T, les Pixies, Elvis Costello période Attractions et les Faces. Sans oublier Badly Drawn Boy et Aphex Twin, histoire de ne pas seulement regarder dans le rétroviseur. Et on n'est jamais au bout des surprises. A l'instar de " Stay don't go ", à la fois minimaliste et imprimé par une boîte à rythmes terriblement humains. De " Paper tiger ", sorte de clin d'œil à " An Englishmen in New York " de Godley & Creme ; ou encore de l'anti ballade légèrement psyché, " Vittorio e ". Enfin, si le timbre vocal âpre, nasonnant, de Britt Daniel campe toujours un hybride entre celui de Costello (NDR : encore !) et de Roddy Woomble (Idlewild), les claviers et le piano sont beaucoup plus présents. Etonnant !

Nederlands
Français 
