Les rituels étranges de This Is The Kit

This Is The Kit sortira son septième opus studio, « Ghost Coat », ce 15 janvier 2027. En attendant, il a partagé le single et « Skim a Stone ». Enregistré au cœur des Rockfield Studios dans la vallée de la Wye, au sud-est du Pays de Galles, ce disque place…

Claud et la musique

Claud sortira son troisième opus studio, « Me and the Music », ce 23 octobre 2026. Ce…

logo_musiczine

Langues

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

Editors
The Cure

Showbiz Blues

Écrit par - -

Franchement, je me demande comment Receiver se débrouille pour dénicher autant d'archives de Fleetwood Mac. Ce label avait déjà consacré un premier volume intitulé "The Vaudeville years", au mythique groupe insulaire. Il vient de remettre le couvert à travers une sélection de 29 plages jamais éditées. Du moins dans la version présente. Le coffret est enrichi de remarquables photos d'époque ainsi que d'un arbre généalogique du groupe, dessiné depuis ses origines. Un travail réalisé par le maître du genre, Pete Frame.

Le premier disque débute par trois plages du combo Peter B's et une version anglaise de Booker T & the MGs. Le line up était alors composé de l'organiste Peter Bardens (futur Camel), du bassiste Dave Ambrose (Brian Auger Trinity) ainsi que de Peter Green et de Mick Fleetwood. Jeremy Spencer adorait parodier certains artistes. Il en avait même fait une obsession. A commencer par Elmore James. Il en épousait parfaitement la technique à la slide, alors qu'il n'avait même pas 20 ans. C'est tout à fait évident sur "The sun is shining" et "My baby's sweeter". Il adorait aussi Elvis Presley. Il reprend ici "Don't be cruel". Et puis Buddy Holly, dont il adapte "You're the one". Peter Green plutôt obnubilé par BB King. Il interprète ici son "How blue can you get" et "Buzz le baby". Peter était aussi inspiré par Howlin' Wolf. Une inspiration qui se manifeste tout au long de "Long grey mare". Et puis par Otis Rush. Sa version d' "I have to laugh", un titre jamais édité, est belle à pleurer. Du tout grand Peter ! Le disque épingle également la 1ère prise studio de "Mind of my own" ; au moment où Danny Kirwan a fait son entrée dans le Mac. Nous sommes alors en 1968. Saluons au passage le Green acoustique de "Show-Biz blues" et deux essais qui allaient y aboutir : "Do you give & damn for me" et "Him and me". Le premier elpee se termine par "Leaving town blues", lors d'un duo échangé entre la six cordes de Peter et le violon gitan de Nick Pickett (John Dummer Band). La Boston Tea Party, accomplie en février 1970, avait duré trois nuits. Le deuxième CD s'ouvre par deux remarquables titres extraits de la première : "Black Magic woman' et "Jumping at shadows". Ils n'apportent cependant rien de plus que les versions déjà éditées et prélevées lors des autres sessions nocturnes. Le reste relève d'un concert accordé à Londres 70, peu de temps avant que Green ne quitte le groupe. Pourtant le Mac était au sommet de son art. Pour preuve cette version de 14' du "Rattlesnake shake", de "Stanger blues" dont l'intro ressemble furieusement à "What'd I say", du rock'n'roll de Jeremy Spencer, "Tiger", et de "Great balls of fire". Peter Green chante "Twist and shout". Et là franchement, c'est une curiosité ! Mais le quart d'heure le plus extraordinaire a été immortalisé sur "Green Manalishi". Green y alterne la guitare wah wah et une basse à six cordes, avec un sens de l'improvisation époustouflant. Un exercice de style qui préfigurait son futur album solo, "The end of the game". La fin de la partie, un titre prémonitoire ! Merci à Receiver pour ce flashback opéré au cœur d'une époque aussi extraordinaire.

 

Informations supplémentaires

  • Band Name: Fleetwood Mac
  • Genre: Blues/Roots
  • Label Prod: Receiver / Munich
  • Date: 2001-12-31
  • Rating: 0
Lu 1097 fois