La plupart des musiciens de studio qui ont participé à l'enregistrement du premier album d'Ed Harcourt jouent d'une panoplie d'instruments assez impressionnante. Ed est lui-même multi-instumentiste. Mais, il est avant tout chanteur, pianiste et guitariste. Pour mettre en forme cet opus, Ed a reçu le concours de Tim Holmes (Death In Vegas). Et puis de Dave Fridman (Flaming Lips, Mogwai) ; mais pour un seul titre, " Beneath the heart of darkness ". Mais quel titre ! Un morceau dont le cœur prog rock est déchiré entre le Wall of Voodoo de Stan Ridgway et le Vandergraaf Generator de la première époque. Hormis " Shanghai ", dont les arrangement sont aussi sophistiqués que chez ELO, le reste de l'opus baigne dans la mélancolie douce-amère ; la voix d'Ed, tantôt tendre comme le miel, tantôt céleste comme celle de Thom Yorke contribuant parfaitement à entretenir un climat richement mélodique qui ne manque ni de charme, ni de sensibilité. Maintenant, il faut avouer que ce mélange de jazz, de blues, de gospel, de folk, de rock, de psychédélisme et de pop, opéré tout au long de " Here be monsters " grouille de références seventies. Et la présence d'une imposante section de cordes amplifie cette impression. Pas étonnant, dès lors, d'y retrouver des influences aussi éloquentes que celles de Randy Newman, Harry Nilsson, Tom Waits, Nick Drake et Ben Folds Five…

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