La comparaison risque d'être douteuse. Voire complètement à côté de la plaque. Mais j'avoue avoir souvent pensé à Mercury Rev en écoutant cette 30ème production (tout compris) des Australiens d'Hard-Ons. Je l'ai dit. Attention, pas à cause de la musique ; mais plutôt de la voix du chanteur/guitariste. Surtout son côté lascif, traînant qu'elle adopte parfois. Etrange sensation. Musicalement, nous avons techniquement bel et bien à faire à un des groupes vétérans de la scène punk aussie. Difficile de croire que ce band ait été réclamé par les Red Hot et les Ramones pour assurer des premières parties ou qu'ils aient fait, voici quelques années j'imagine, l'ouverture des Buttholes Surfers et de Faith No More. Etonnant ! Aujourd'hui, Hard-Ons ferait pâle figure face aux petits jeunes aux dents longues et devrait éprouver autant de difficultés pour se hisser à hauteur de Bad Religion ou de NOFX. Et pourtant, si ces groupes sont ce qu'ils sont aujourd'hui, c'est au Hard-Ons qu'ils le doivent. Mais là n'est pas l'intérêt qui semble pousser notre trio. Oublions ces considérations historiques pour se concentrer sur ce "This terrible place". Et là, force est de constater que si vous parvenez à passer outre les préjugés adressés à un groupe dont vous avez lu depuis des années des critiques, sans en avoir jamais entendu une seule note, le disque fait son effet. Gros son carré, ambiances éthérées dans les mélodies alternant avec des passages plus ‘diaboliques’ à la Mike Muir des Suicidal Tendencies ; et, je le répète, chant à la Jonathan Donahue, font de cet album un bon moment de Rock n' Roll, tendance punk léger. Et tout ça sans prise de tête…

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