Le soleil se couche à l'horizon. Les cactus libèrent d'étranges ombres crépusculaires. Quelques lézards éraflent le sable, alors que les serpents entament joyeusement leur concert de crécelles. Un peu plus tard, un coyote se met à hurler. Nous sommes dans le désert de l'Arizona, près de Tucson. C'est d'ailleurs de cette région que sont issus Joey Burns et John Convertino, deux musiciens qui constituent également la section rythmique du légendaire Giant Sand. Ce paysage rappelle inévitablement les westerns spaghetti d'un maître du genre : Ennio Morricone. Et la musique de Calexico colle parfaitement à ce tableau, au sein duquel il ne manque que l'un ou l'autre desperado et l'inévitable shérif.
" Hot rail " constitue le troisième opus de Calexico. Une œuvre qui privilégie largement les compositions instrumentales, compositions particulièrement hypnotiques et contagieuses, lorsqu'elles sont enrichies d'un orchestre mariachi. Le disque réserve quand même une bonne place à la country. Mais une country atmosphérique, balayée d'une foultitude d'instruments, le plus souvent couleur locale (accordéon, marimba, violon), mais également de samples, d'une steel, de percussions et de cuivres… Sans oublier le single, " Ballad of cable hogue ", hommage à Lee Hazlewood que vous avez sans doute déjà eu l'occasion d'entendre ou d'écouter sur l'une ou l'autre station radiophonique. Un chouette album !

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