Depuis plus de 20 ans, Geoff Farina s’est illustré au sein de groupes indie cultes et dans des styles différents, que ce soit le math-rock de Karate ou le folk de The Secret Stars. En outre, l’artiste a également entamé une carrière solo, il y a quelques années. Mais en règle générale, tout effort en solitaire implique un passage par la case acoustique. Et le Chicagolais ne déroge pas à la règle…
« The Wishes of the Dead » constitue le premier album solo de Geoff Farina depuis 6 ans car, entretemps, le vétéran est devenu prof de musique à l’Université DePaul à Chicago. Ses nouvelles compositions ont été enregistrées le long de la rivière Kennebeck (dans le Maine) et la culture locale influence son écriture : « Hammer and Spade » raconte les batailles des premiers habitants de la région pour leur survie et « Scotch Snaps » son voyage pour dénicher des musiciens dans de petits festivals bluegrass régionaux. Mais, l’Américain ne se limite pas aux frontières du Maine et s’ouvre au monde sur « Prelapsarian » qui relate la vie à travers les yeux d’une droguée ou « Prick Up Your Ears » qui décrit la peur des habitants d’une petite ville face au départ de leurs proches pour partir à la guerre en Irak ou en Afghanistan…
Côté musical, pas de fioritures, Geoff Farina opte pour une instrumentation au plus près de l’os. Sa voix grave rappelle tantôt Leonard Cohen ou Tony Joe White et son toucher de guitare est inspiré du picking cher au ‘Piemond Blues’, technique assimilée auprès des vieux briscards du cru…
Une œuvre austère et digne qui atteint son sommet sur le magnifique « Twilit ».

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