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Longtime friends in the blues

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C’est le légendaire géant du blues, Howlin’ Wolf, qui a affublé James Yancy Jones du sobriquet de Tail Dragger. Faut dire que Chester Arthur Burnett était son idole. Et que James avait tapé dans l’oreille de cet incontestable pionnier! Jones est aujourd’hui âgé de 72 ans. Il est originaire de l’Arkansas et vit depuis très longtemps à Chicago. Après la disparition de Wolf, son guitariste Hubert Sumlin allait apporter sa collaboration à notre Tail Dragger, un authentique disciple du blues, un adepte du ‘lowdown and dirty blues’, c’est-à-dire le blues basique sans concession. Il a enregistré trois elpees sur le célèbre label chicagolais Delmark : “American people”, “My head is bald” et “Live at Rooster’e Lounge”. Il a aussi joué en compagnie d’autres passionnés comme Jimmy Dawkins, John Littlejohn, le Rockin’ Johnny Band et les talentueux champions du blues autrichien, le Mojo Blues Band.

Bob Corritore est considéré comme un des meilleurs harmonicistes de blues contemporains, un musicien blanc qui dirige un club de blues extrêmement réputé, le Rhythm Room. C’est à Phoenix, en Arizona, où il se produit le plus souvent, flanqué de son Juke Joint Blues Band. Bob est aussi l’organisateur de l’All Star sessions.

L’équipe de Delta Groove a réuni de belles pointures pour entourer notre paire black & white : Chris James et Patrick Rynn, des habitués du Rhyhm Room ainsi que le colosse noir Kirk Fletcher aux cordes. Tail Dragger a une plume prolifique. Il signe neuf des dix plages. Il ne faut guère patienter longtemps pour constater que notre artiste est bien le légataire d’Howlin’ Wolf. Sa voix grave est surpuissante, volontiers ‘louvoyante’. Il libère une force impressionnante tout au long d’“I’m worried”. Il est talonné par Corritore qui distille beaucoup de notes savoureuses dans sa musique à bouche. Une seule reprise : le “Sugar mama” de John Lee ‘Sonny Boy’ Williamson. Un slow blues à ras de terre, efficace et chargé d’émotion. Il y partage le chant avec le vieux pianiste Henry Gray, un autre ancien de la bande à Wolf! “Birthday blues” est sculpté dans du Chicago blues de classe. Tout s’emboîte à merveille. Corritore et Fletcher ne tiennent plus en place. Et ce blues 5 étoiles aussi nuancé que fluide, se répercute également à travers des titres lents, empreints d’une grande sensibilité, comme “She’s worryin’ me” et “Please Mr Jailer”, des plages imprimées sur un tempo bien enlevé tels que “So ezee”, “Done got old” ou encore lors du pur boogie woogie “Boogie woogie bell”. Excellent!

 

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