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Heal my faith

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Eamonn est un pur Irlandais. Et pour cause, il nous vient de Dublin. Dès son plus jeune âge, il devient adepte de la guitare aux sonorités puissantes, largement amplifiées. Il a pour dieux, Jimi Hendrix, Rory Gallagher, Eric Clapton, ses compatriotes de Thin Lizzy et même les esthètes hollandais de Focus. Il émigre quatre années aux States, pour y parfaire son style. A son retour, il emprunte le pseudo de Samuel Eddy. Nous sommes alors dans les années 80. Il publie alors trois elpees. Il devient alors de plus en plus populaire chez nos voisins bataves. Après un long break, il revient à la surface sous son véritable nom et publie “Kinded spirits”, un long playing auxquels participent alors Rory Gallagher, Herman Brood (NDR : depuis décédés) et Jan Akkerman.

Pour concocter “Heal my faith” Eamonn a décidé de s’exprimer sous le format classique du trio. Leader incontestable, il se réserve le chant et les cordes. Il est soutenu par une section rythmique parfaitement soudée réunissant Marc Inti à la basse et Josef Kirschgen à la batterie. Une formule embrassée par ses célèbres compatriotes à leurs débuts, que ce soit Rory Gallagher chez Taste ou Gary Moore pour Skid Row.

Le long playing s’ouvre par le titre maître. La voix est bien assurée. Les cordes soutiennent parfaitement le chant et ne laissent guère d’espace libre. Un tempo plus loin, le “Voices in your head” est hanté par le fantôme de Gallagher. Sûr que les Hollandais vont raffoler de cet opus ! L’Irlandais nous tient ; il ne nous lâche plus. Il se mue en rocker pour “That’s rock’n’roll”. Il tire ses cordes comme Billy Gibbons dans les meilleurs jours de ZZ Top! Les deux seules reprises s’enchaînent. Tout d’abord l’indolent “A night in the life of an old blues singer” de Phil Lynnot, l’ancienne éminence de Thin Lizzy ; puis le très nerveux “Shadow play”, signé par son idole Rory Gallagher, qu’il parvient à faire revivre, tant la passion le possède. Le reste de l’elpee est de la même trempe. J’épinglerai quand même “Bad luck”, un rockin’ blues sans concession, parfois écrasant, souvent proche du ZZ Top d’il y a une bonne génération ; et puis  “Self-pity in New York City”, le blues lent chargé d’intensité et d’émotion. Le disque s’achève par “Shine your light”, une plage légèrement folk rock, au cours de laquelle Eamonn souffle dans un harmonica, un morceau caractérisé par des accords de guitare inspirés et créatifs. Sûr qu’il aurait intérêt à creuser davantage dans ce créneau… 

 

Informations supplémentaires

  • Band Name: Eamonn McCormack
  • Genre: Blues/Roots
  • Label Prod: Inakustik / Coast To Coast
  • Date: 2012-02-17
  • Rating: 2
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