Né à Monroe en 1953, ce chanteur louisianais avait déjà connu l'excitation du succès à la fin des 60s. Il avait depuis, disparu de la circulation avant de réapparaître au début des 90s. Depuis, il aligne album sur album. Septième opus, " Blues for the soul " fait suite à "Give it up to love" (en 93), "Keep on movin" (95), "Sledgehammer & down home blues" (96) et à "Journey", tous les quatre sur Audioquest. Sans oublier la collection "Soul survivor" (99) et un remarquable live "Joy and pain", sur Crosscut en 98.
Mighty Sam est à coup sûr l'une des plus belles voix du soul blues contemporain. Pour apprécier ses ressources vocales, tendez immédiatement l'oreille au très lent "Mighty's prayer". La prière de Mighty déborde d'émotion et repose sur un accompagnement discret, partagé entre l'orgue de Barry Seleen, le piano de Bruce Katz et la guitare de Kevin Belz. Mon Dieu que c'est beau ! Chez Mc Clain, la production est toujours sans faille, l'accompagnement musical solide et les arrangements de cuivres particulièrement travaillés. Une approche qui lui permet d'atteindre un maximum d'effet. Son R&B paraît très relax, tant le plaisir de jouer est évident. Sa voix claire emmène tout ce beau monde sur "Dark side of the street". Bruce Katz s'inscrit dans le rythme alors que Seleen prend un solo d'orgue Hammond. Sam a dû fréquenter, dans sa jeunesse, les églises du quartier, car il se montre régulièrement influencé par le gospel et l'amour du prochain. C'est tout à fait évident sur "Love one another", un blues brûlant de sentiments intitulé " Jesus got the blues ", "Not I" et le déjà cité "Mighty's prayer". "No one can take your place" est une merveilleuse ballade blue soul, à la mélodie bien accrocheuse. Le swing naturel et le brio des musiciens, de Bruce Katz en particulier, scintillent sur "Sing me some blues". Je soulignerai enfin une autre ballade nerveuse, "Can't stand it" qui entre et ne sort plus de l'oreille, avec un ballet de cuivres. Excellent!

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