Depuis 1993, date de la sortie de son premier album, Will Oldham aligne les pseudonymes ou les pseudo noms de groupes. Palace, Palace Brothers, Palace Songs, Bonnie Prince Billy ; et à mon humble avis, ce natif de Louisville, dans le Kentucky, n'est pas au bout de son registre. Il lui arrive quand même d'enregistrer sous son vrai nom. Comme ce " Guarapero/Lost blues vol 2 ". Un disque constitué de raretés et de chutes de bandes, issues de l'elpee " Lost album ". Le chanteur/compositeur country au cœur noir, aux sentiments sombres et à l'humour caustique nous plonge, comme d'habitude, dans une atmosphère mélancolique, austère, propice aux chansons filmiques qu'il interprète de son gémissement nasal desséché, en s'accompagnant d'une six cordes acoustique. Will réserve, quand même, un zeste d'électricité à cet opus, sur les lo-fi " Sugarcane juice drunker " et " Call me a liar ", ainsi que les dylanesques, rognés par un hammond, " For the mekons et al " et " Stable Will ". La surprise nous vient de la présence inattendue d'une boîte à rythmes squelettique. Balayée d'arrangements minimalistes, elle n'est cependant concédée qu'au seul " Boy, you have a cum "…

Nederlands
Français 
