L'ouverture, "When Sugar Cane was king" se limite à l’Omar classique. Il est assez étrange de constater à travers les notes de pochette, que le géant ne fait que chanter, laissant le soin d'actionner les guitares à Malcolm "Papa Mali" Welbourne. Qui, en outre, partage la production avec le batteur B.E "Frosty" Smith. Mais pas de trace des Howlers. Et lorsque arrive la plage titulaire, on se rend vraiment compte d'avoir affaire à un solide travail de studio. Les percussions sont bien à l'avant et les effets de guitares, les sons et les voix trafiqués. Le riff cher à Bo Diddley annonce "100 pounds of pain". Assez réussi, malgré les timides apparitions de l'orgue Hammond. Ensuite, l'album respecte un répertoire bien dans l'esprit d'Omar Dykes ; mais encore une fois, c'est la production qui l'emporte, mettant en évidence le travail réservé à sa voix puissante et grave. Mais pourquoi donc, la face Omar le guitariste est-elle pratiquement occultée au profit de Papa Mali ? Et pourquoi ces cordes constamment trafiquées ? Ainsi sur le dynamique "Girl's got rhythm", Omar, et ce n'est pas la première fois, chante à la manière de John Fogerty. Et c'est la slide du producteur qui l'accompagne! Ce travail de studio n'est pas sans me rappeler les derniers albums de Z.Z Top. C'est assez évident à l'écoute de "Too many people talkin". Le seul lien échangé avec les Howlers ici, se résume à la participation du bassiste Paul Junior. Sur 5 titres. Bizarre ! Omar ne serait-il plus qu'une voix? Non, si l'on en juge le shuffle classique de la finale "Party girl". Ouf, me voici rassuré !

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