L’école d’art de Library Card

Library Card a beaucoup joué en live à travers l'Europe et les États-Unis. Son nouveau morceau, "Art School", est devenu un favori du public lors de ses concerts. Ce titre marque un nouveau chapitre pour la formation, qui est rapidement devenue l'un des…

logo_musiczine

Denver ou DNVR ?

DNVR est l'étoile montante de la scène soul française, fusionnant les grooves sensuels…

Langues

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

DEADLETTER
Gavin Friday - Het Depot

Early recordings

Écrit par - -

La Belgique avait déjà enfanté, du côté d'Anvers, ses Bo Weavils. Ceux qui nous concernent nous viennent de l'Hexagone. Au départ, ils étaient deux. Boogie Matt ‘Arrow’, chant, guitare, harmonica et Sleepy Vince Talpaert à la basse. Au hasard des tournées, ils ont engagé Lulu Lelet aux percussions.

Mais venons-en à cet "Early recordings". L'enregistrement est mono, le son est sale, très sale! Le BWBB puise son blues loin dans le passé. Dans le delta du Mississippi où tout a commencé, mais en y intégrant aussi les éléments d'amplification qui ont mis le blues urbain sur les rails dans les villes industrielles du Nord, telles que Chicago ou encore Detroit.

Boogie Matt est assez violent dans la voix, mais aussi et surtout dans la manière dont il traite ses instruments. L’harmonica sur "So loaded" et la guitare sur "Hold me" en sont de parfaites illustrations. Il se sert aussi brutalement de son bottleneck que le bon vieux Hound Dog Taylor. Cap plein sud pour "Fever boogie". L’harmonica est sans doute inspiré par Sonny Boy, mais il se révèle tellement sauvage, bestial même. C'est bien le boogie fiévreux. Pour "Big city blues", retour au Nord. Les cheminées de la Motor City crachent leur fumée noire, âcre, quasi irrespirable. John Lee Hooker se fait un demi-siècle plus jeune. Les portes du juke joint s'ouvrent pour "Drinkin' both night & day", quelque part dans le Mississippi, peut-être du côté de Rolling Fork. Un fantôme passe! Tout au long de l’album, les dix-sept titres s’égrènent ainsi, courts, musclés. Tout ne reste pas au niveau des premiers, mais l'ennui ne s'installe jamais. L'énergie déployée est monstrueuse, le jeu est très immédiat, la sueur et la moiteur s'installent. Matt peut parfois rappeler, sous cet angle, un Papa George Lightfoot ("I'm doing fine"/"That's enough"). Mais c'est bien tout l'héritage de grands du passé qui défile. Depuis Elmore James à Howlin'Wolf en passant par Robert Nighthawk, Lightnin' Hopkins ("I wonder where the women be"), Dr Ross, et même plus au Sud, Slim Harpo ("They call me the hook").

 

Informations supplémentaires

  • Band Name: Bo Weavil (France)
  • Genre: Blues/Roots
  • Label Prod: Lenox
  • Date: 1999-12-31
  • Rating: 0
Lu 429 fois
Plus dans cette catégorie : « I'm a man of my word Hit the big time »