Formation danoise, largement amplifiée, Mojo Hands entame cet album live –oh surprise– par "Sneakin' suspicion". Un brûlot de Dr Feelgood 1ère époque écrit par Wilko Johnson. Et ça continue de manière heureuse, grâce au très rock’n’roll, assez Rockpile, mais toujours très british, "We got a good thing going". Un moment choisi par Esben Just, en renfort au piano, pour y pratiquer le boogie furieusement. Climat plus ténébreux, mais assez original procuré par le phrasé de guitare de Michael Nadolny, pour le célèbre "Tainted love" (revitalisé ces dernières années par Soft Cell). Une adaptation live fort réussie ! Suit un "Let's buzz", bien gras et autrement plus lourd que la version des Paladins. "Livin' in a cabin" déménage impeccablement. L'harmoniciste Henrik Hensen se réveille. La boogie music continue de déménager tout au long d’"I love to boogie" et un superbe "Hard on Gumbo", sur un riff cher à Bo Diddley. Les Mojo Hands jouent admirablement ce type de répertoire. Leur "Evil ways" est un R&B à larges coups de riffs, épaissi par les vocaux éructés de Henrik. Une formation qui achève son concert, en rock et en roll, par un sémillant "Ballad of Big Sally. Les Mojo Hands ne sont pas un groupe révolutionnaire, mais ils s'amusent beaucoup en faisant ce qu'ils aiment!

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