Deuxième album pour la craquante Janiva, toujours accompagnée de l’homme de sa vie, Jeff Turmes, qui joue principalement de la basse. Le jeune prodige italien, Enrico Crivellaro, tient le manche et le vieil Ed Mann (ex-Mighty Flyers) percute ! L’ambiance est toujours très West Coast et le swing discret emprunté à T-Bone Walker et Pee Wee Crayton. Janiva a un petit bijou de voix, très cabaret. On l’imagine volontiers aguicheuse, accrochant d’un regard les premiers rangs de l'auditoire.
Elle démarre ainsi par "My bad luck soul" avec la charmante Karen Hammack au piano ! Enrico se libère sur "Tears of Joy", de Leiber et Stoller. Karen impose un style très jazzy, cool, à l’arrière. Kid Ramos fait son entrée pour un délicatement rythmé "What’s the matter with the mill". Climat fin de soirée pour le lent "Empty bed blues". Quelle tristesse ce blues du lit vide ! Jeff chante son "Take a number" sur un rythme rockant, avec un Crivellaro en verve et "She never gets a minute of sleep", soulignant ses phrases vocales, de petits riffs au sax baryton. Jeff possède une manière originale de traiter les cordes lorsqu’il empoigne une guitare et qu’il la joue comme sa basse. Avec en prime, une slide au son pas possible sur "She’s a little bit much"! Mais les meilleurs moments de ce disque appartiennent au "Mojo boogie" de J.B Lenoir ; ou encore lorsque Enrico s’emballe sur le connu "It’s love baby (24 hours a day)". Janiva Magness possède une voix puissante, qu’elle met toujours au service de la chanson qu’elle interprète. Une attitude faite de respect, de feeling et… de talent. Respirez-la sur "Billie’s blues" en hommage à Billie Holiday. Elle laisse pourtant parfois le talent de ses musiciens s’exprimer. Comme sur le swing "Baby, baby, every night", tiré du répertoire d’Etta James.

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