Les prestations ‘live de Foo Fighters ne nous ont jamais laissé de souvenir impérissable, lors que sur disque, la bande à Dave Grohl nous a toujours fait une excellente impression. Et c’est encore le cas pour le troisième album, « There is nothing left to loose ». Pourtant, depuis 1997, le groupe a essuyé de multiples changements de personnel. Lors de l’enregistrement de cet opus, William Goldsmith a même laissé tomber tout le monde au beau milieu des sessions ; si bien que Dave a dû reprendre les baguettes, en sus du chant et des parties de guitares, fonctions qui lui sont dévolues au sein du combo. Juste avant que Taylor Hawkins, qui revenait d’une tournée de 18 mois en compagnie d’Alanis Morisette, n’accepte de prendre le relais. Cet elpee offre en tout cas deux visages. Un premier qui renoue avec la force viscérale et tempétueuse du hardcore juvénile. Nous rappelant ainsi toute l’influence qu’avait pu avoir Hüsker Dü sur les ensembles de grunge tels que Nirvana et consorts. Et le superbe single « Stacked actors », dont le sang des cordes de guitare se fige au contact du métal, en est le plus bel exemple. La deuxième offre un profil mélodique beaucoup plus pop. Suscitant même d’étonnantes comparaisons qui vont d’XTC aux Cars, en passant par Gerry Rafferty. Dave Grohl démontre ainsi que non seulement, il est bon compositeur, même si ses lyrics sont inlassablement déchirés entre le bien et le mal, la pureté et la corruption, mais également un excellent chanteur qui ne se contente pas de hurlements cathartiques…

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