En débauchant Todd Rundgren pour produire son album, Splender a véritablement décroché la timbale. Pourtant, il y a bien cinq ans que le Philadelphien n'avait plus donné signe de vie. Mais il faut croire que la formation de NYC a pu trouver les mots pour le convaincre, et surtout la matière première pour le décider ; terrain fertile qui lui a ainsi permis d'accomplir une performance aussi remarquable que celle qu'il avait réalisée fin des eighties, lors de la mise en forme de l'album " Love junk " pour la formation canadienne, Pursuit of Happiness. Au sein de ses propres studios Utopia à Bearsville, excusez du peu ! Assisté, il est vrai par l'ingénieur du son Mike Shipley (Green Day, Dave Matthews, Aerosmith). Splender n'est cependant pas à Rundgren ce que Nirvana était à Butch Vig. Parce que le combo possède un talent fou pour mettre en forme une pop rock vivifiante, hymnique, aux harmonies vocales soignées, dignes de Tears For Fears ; et dont le sens mélodique subtilement électrique est aussi contagieux que celui du groupe australien, Deep Blue Something. Ce qui ne l'empêche pas, à l'une ou l'autre occasion, d'emprunter l'un ou l'autre accent à Bowie, à XTC et même à Queen...

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