Lorsque Larry Gott, guitariste et fondateur du groupe mancunien annonce son départ en 1994, des rumeurs de plus en plus inquiétantes de split commencent à circuler... Ce qui explique pourquoi deux années auront été nécessaires pour que James retrouve son équilibre créatif et collectif. Au bout du tunnel, ce nouvel album. Enregistré sous la houlette de deux producteurs. Tout d'abord, le fidèle Brian Eno, spécialiste de la musique électronique. Et Stephen Hague. Egalement producteur de Blur. Qu'a donc donné ce combat de titans entre britpop et technologie? Un CD très curieux. Qui gravite autour de trois pôles. Le premier plus classique. Avec " Tomorrow " et " Waltzing along ", deux jolies petites mélodies imprimées sur une texture inévitablement postcard. Le second, complètement déjanté. James s'initiant à la doctrine informatique. Une doctrine progressive quand elle se rapproche de la ‘trance’ comme sur " Greenpeace ". Dispensable pour le reste. Mais venons-en à la partie la plus intéressante. Avec notamment " Lost a friend " dont les riffs de guitares nous rappellent tantôt Suede, tantôt Shed Seven. " She's a star ", le hit single, digne d'un " Sit down " ou encore " Avalanche ", affichant un tempo groovy, fort proche de Black Grape, sans pour autant se prostituer à la house mancunienne. Et enfin " Blue pastures ", ballade douce et poignante, parachevant un opus qui, espérons le, devrait enfin leur permettre d'entrer dans la cour des grands.

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