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Double Stone Washed

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Ce quatuor français pratique ce qu’on appelle du pub rock depuis une quinzaine d'années. Un style sans concession véhiculant une partie de l'héritage de Dr Feelgood, treize années déjà après la disparition de leur leader charismatique Lee Brillaux. DSW réunit les frères Frédéric et Franck Villafagne, respectivement bassiste et guitariste, le drummer Julien Bigey et le chanteur/harmoniciste Lilian Descorps. Sans oublier leur ami et régisseur Laurent Chêne. Leur premier opus, "Take it", est paru en 94. Un hommage à la mémoire de Lee Brillaux. Mais aussi à Mick Greene, le leader des Pirates, célèbre groupe de rock'n'roll anglais qui avait accompagné le rocker Johnny Kidd! Le dernier elpee de Double Stone Washed remonte à 2005. Un album ‘live’ immortalisé lors du festival blues de Traverse.

Les ingrédients de base de ce nouvel opus appartiennent toujours au pub rock de Dr Feelgood. La rythmique est puissante. La guitare largement amplifiée. Et la voix puissante du chanteur se pose toujours à l'avant-plan. Les treize plages sont signées par les membres du groupe. "Stammering days" ouvre la plaque. Une plage puissante dont le refrain est repris en chœur par les musiciens. Les cordes de Franck sont saturées, constamment prêtes à déraper. Le potentiel de ce morceau est incontestable. Lilian sort subrepticement un harmo de sa poche tout en chantant rageusement ses couplets. Les accords sèchement plaqués le suivent à la trace. Car si le chanteur libère quelques phrases de son harmonica, ce sont bien les cordes qui sont maîtres du jeu! Julien produit le Bo Diddley beat sur ses fûts, bientôt suivi par l'harmonica. Mr Descorps chante en toute sérénité "Ever and again" et "Look around". Les musiciens se sont calmés. Même Franck, réputé pour sa nervosité, prend plaisir à construire son solo. Un comportement qui ne manque pas de charme. A ce moment précis, le son de Doubler Stone Washed trahit quelques signes de polissure. Tout arrive! "Shaggy dog story" constitue un excellent boogie pub rock. Du pur Feelgood ! Mais en même temps, la formation n’adresserait-elle pas un clin d'œil aux Shaggy Dogs, un autre pub rock band connu dans l'Hexagone ? Lilian décolle sur ce rythme de boogie classique. Le timbre de la voix se fait moins rugueux. Le ton est moins agressif! Le DSW est susceptible de se rapprocher du blues. Parfois même sur un ton léger. A l’instar de "Come on", un titre au cours duquel les accents réverbérés de la guitare communiquent un parfum de bayou blues rock. Une sensation accentuée par l’intervention dépouillée de l'harmonica. Et l’incroyable se produit sous la forme d’un morceau acoustique : Lilian chante en douceur "Poor little thing", pendant que Franck gratte sa sèche tout au long de cette ballade. Mais le blues électrique bien gras refait rapidement surface sur l’indolent "Many people", une compo qui devrait prendre toute sa dimension sur les planches. La slide colle à la voix fantomatique de Lilian. Progressivement le climat devient menaçant. Remarquable ! Morceau amusant, humoristique, "Let the dogs out" lorgne du côté de… Dr Feelgood. Les accords sont ici sèchement plaqués, dans un style plus proche du Wilko Johnson des débuts ; c'est-à-dire lorsque la bande sévissait à Canvey Island. Le rythme rock'n'roll s’envole sur "Stowaway", un autre brûlot au cours duquel la voix nasillarde emporte tout sur son passage. En intitulant un titre de cet opus "Call the doctor", le groupe à inévitablement voulu se replonger dans l’univers de Dr Feelgood, plus de trente ans en arrière. La belle époque Johnson en ligne de mire. Un univers caractérisé par l'harmonica sans cesse au bord de la réserve, toujours proche de l'implosion. "Check point boogie" remet une sérieuse couche de boogie et nous entraîne la vitesse de pointe du nouveau TGV vers la sortie. Une issue traduite par l’adaptation du classique notoire, "Spoonful revisited". Le travail sur le son est impressionnant. Les percussions éclatent à l'avant-plan. La voix semble venir d'un autre monde. L'harmo et les cordes vont et viennent en transperçant littéralement l’écran sonore. Monstrueux ! Et pour clore le tout, ce très chouette album bénéficie d'une production bien soignée. Encore un groupe à ne pas manquer live!


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