Ed O' Brian, guitariste de Radiohead a déclaré, tout récemment, que Strangelove était une source d'inspiration majeure. Un fameux compliment pour ce groupe, fondé à Bristol en 1992, qui n'est toujours pas parvenu à sortir de la zone crépusculaire de l'underground, malgré la confection de deux superbes albums. Mais en même temps, une confession qui risque fort de vous surprendre si vous envisagez de vous procurer leur troisième. En fait, cet opus éponyme rompt avec la période atmosphérique post Sad Lovers & Giants, qui avait prévalu sur " Time for the rest of your life " et " Love & other demons ". Si l'instrumentation s'avère plus luxuriante, il faut reconnaître que les guitares sont moins imposantes, les claviers plus rognés, plus syncopés ou réduits à des accords de piano spectraux. Heureusement, le feeling mélodique est toujours bien présent, mais si la voix de Patrick est toujours capable de vous communiquer son angoisse, son désespoir, elle peut également se faire plus tendre, plus enjouée. On regrettera cependant la coproduction de Paul Corkett, à notre humble avis, un peu trop rudimentaire... Ah oui, il y a en morceau caché, une version acoustique de " Freak "...

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