Ce groupe a été formé à l’aube du nouveau siècle par le chanteur Tommi Holappa (Dozer), le batteur Daniel Liden (Demon Cleaner) et le bassiste Bengt Bäcke. Greenleaf relève de la scène rock underground. Leur style ? Quelque part entre le stoner et le heavy fuzz.
Ce “Nid de vipères” constitue leur 4ème opus! Il fait suite à “Agents of Ahriman”, publié en 2007. Deux guitares à l’unisson introduisent “Jack staff”. Ce stoner rock est marqué au fer rouge par le maître cogneur, Daniel Liden. Si leur musique est puissante, la voix ne force jamais. Il n’y a pas de hurleur chez Greenleaf. Il embraie par “Case of fidelity”, puisant avec un certain bonheur chez les premières formations de hard rock issues des seventies. Il n’y a rien de métallique dans l’attaque. La ligne de basse dessinée par Bäcke est distincte, robuste, soutenue. Tommi excelle à la gratte. Il ne s’égare pars dans des exercices de style nombrilistes. Sur “Lilith”, la section rythmique est fulgurante et manifeste un punch digne de Motörhead. Une marque de fabrique indélébile chez Greenleaf. Et pourtant, les vocaux demeurent paisibles. Passé l’intro atmosphérique de “Tree of life”, les trois musicos interagissent afin de libérer leur puissance de frappe! Holappa se délecte aux cordes sur “Dreamcatcher”. Son attaque me rappelle un groupe insulaire issu des 70’s : Wishbone Ash. Et la voix accentue cette impression. Des claviers investissent “At the helm”, une plage épique au cours de laquelle tous les instruments s’intègrent à la perfection pour édifier une superbe fresque sonore. Les quatre cordes de Bäcke sont à la fois percutantes et lumineuses. Et tout particulièrement sur “Sunken ships” et en intro de “The timeline’s history”. L’opus s’achève par le titre maître. Les claviers, de retour pour la circonstance, subliment cette plage à la fois riche et intense. Pour Greenleaf, l’année de référence est 1974. Une année qui avait donné naissance à “Rock’n’roll animal” de Lou Reed et “It’s only rock’n’roll” des Rolling Stones”!

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