La musique de Sweet Billy Pilgrim semble venir d’ailleurs… Pas étonnant, puisque leur patronyme est tiré du livre ‘Slaughterhouse 5’ (NDR : il s’agit du personnage principal), un bouquin écrit par le mythique auteur de science-fiction Kurt Vonegut. Décédé l’an dernier, il avait d’ailleurs demandé que l’on inscrive sur sa tombe la magnifique épitaphe : ‘La musique est la seule preuve de l’existence de Dieu’.
Cette formation anglaise nous livre son 3ème opus. Ample et complexe, son expression sonore n’est pas facile d’accès. La voix de Tim Elsenburg, leur tête pensante et énigmatique leader, rappelle celle de Bon Iver. Leur style ? Imaginez une version folk de British Sea Power (qui n’aurait pas encore perdu son inspiration…) ou un Nick Drake qui aurait piqué des idées progressives à Robert Fripp… Les moments de grâce sont nombreux. Surtout lorsque Jana Carpenter vient poser sa voix. Les instruments sont nombreux. Soignés, les arrangements sont opérés dans l’esprit d’un Elbow voire de Divine Comedy ! La pop d’« Archeology » répond au folk tout en délicatesse de « Blakefield Gold ». Si le style pompeux à la Damian Rice n’est jamais loin comme sur le plus dispensable « Blood is Big Expense », « Crown and Treaty » mérite bien plus que les honneurs à travers sa noble ambition esthétique et ses mélodies ‘haute couture’...

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