Fondateur de The Pop Group, Mark Stewart est un pionnier du post punk insulaire. Du hip hop industriel aussi. C’est également un personnage particulièrement engagé dans la lutte contre l’establishment. Mais on le connaît surtout pour son travail d’ingénieur du son opéré en compagnie d’Adrian Sherwood, chez On-U Sound Records, début des 80’s. C’est à partir de cette époque, que ce Britannique (NDR : il est issu de Bristol) va bosser en compagnie d’une multitude d’artistes ou de groupes. Et en particulier Trent Reznor de Nine Inch Nails, Tricky, Massive Attack, Chicks on Speed, ADULT. et Primal Scream. Nick Cave et Sonic Youth le considèrent même comme une référence majeure.
Outre ses multiples collaborations, il publie de temps à autre des albums en solitaire. A l’instar de ce « Politics of envy ». Son huitième. Un disque dont les lyrics sont éinévitablement rebelles et pour lequel il a reçu le concours d’une belle brochette d’invités. Depuis Bobby Gillespie à Richard Hell, en passant par Daddy G de Massive Attack, Lee ‘Sctratch’ Perry et la liste est loin d’être exhaustive. Sur le morceau final, « Stereotype », Keith Levene (PIL) est même venu donner un bon coup de guitare.
Découpé en 11 plages, cet opus offre une belle amplitude de styles. On a ainsi droit à du dubstep (« Want », « Gang War », « Vanity kills »), du punk disco (l’austère « Gustav Says » et le plus commercial, post Heaven 17, « Baby Bourgeois »), du post industriel trempé dans la cold wave (« Apocalypse hotel ») et un « Method to the madness » hanté par Marilyn Manson ; sans oublier la cover spectrale presque ambient du « Listen to Hermione » de Bowie, le plus rock « Autonomia » (Primal Scream) et l’electro martial « Codex », estampillé par cette boîte à rythmes puissante, réminiscente de l’intro du « Vienna » d’Ultravox. Un disque sans doute fort intéressant, mais qui perd en homogénéité, ce qu’il gagne en expérimentation…

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