Pour enregistrer son troisième album, le quatuor géorgien a reçu le concours de Geza X à la production, vénérable figure de proue du légendaire Germs. Et alors qu'on aurait pu s'attendre à une solution sonore bien crade, punk et filandreuse, "Rubbing doesn't help" constitue probablement le disque le plus équilibré de Magnapop. Alternant compositions fougueuses et tendres. Affrontant une majorité de thèmes autobiographiques. Des expériences vécues mais également un sentiment d'incompréhension face à la mort. Faut dire que le groupe a vu disparaître ces deux dernières années plusieurs de ses proches ("Open the door"). Notamment un ami qui rêvait de devenir leur nouveau drummer, mais que la maladie a emporté avant qu'il ne puisse réaliser son rêve ("Dead letter"). Un album dont la sensibilité profonde, presque tragique contraste singulièrement avec le sens mélodique excentrique, presque allègre des compositions. Depuis les ‘pixiesques’, "I don't care", et "This family", la new wave de la new wave de Cherry Bomb, le post grunge de "Snake" (Hole?), la popcore féminine de Veruca Salt ou des Breeders ("Jucy Fruit", "Radio Waves"), le punkcore à la limite du noisecore de "Come on inside", jusqu'aux intimistes "Down on me" et "My best friend". Et surtout le superbe, intense, presque ‘remesque’, "Firebrand". Un album pour lequel Ruthie, la guitariste, participe davantage à la magie des harmonies vocales, apportant aux compositions un sens de la contre mélodie inimitable et irrésistible...

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