Par la faute de concerts inégaux, voire bâclés, Mad Dog Loose avait dangereusement entamé son potentiel crédibilité. Heureusement, ce "Material Sunset" a remis les pendules à l'heure. La production de Gilles Martin y est sans doute pour quelque chose. Mais aussi et surtout le talent des musiciens, apparemment plus à l'aise en studio que sur les planches. Un opus découpé en seize fragments où se croisent et s'entrecroisent le jazz funk de Butthole Surfers, le psychédélisme syncopé de Beck, le hardcore juvénile des Pixies, la pop progressive de Deus et la soft pop de So. Normal lorsqu'on sait que les deux derniers cités sont également belges et relèvent du même label. Une palette d'influences qui ne s'arrête pourtant pas en si bon chemin. Et que nous vous invitons à découvrir. Mad Dog Loose possède en tout cas un cachet bien à lui. Extrêmement riche. Et même si le nom se prononce beaucoup plus difficilement que Deus, cette originalité mériterait de lui ouvrir les portes du succès. A condition de soigner un peu plus ses concerts...

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