Fatigués par une tournée de quatorze mois, tournée nécessitée par la sortie de l'excellent "Frosting", le drummer et le bassiste ont déserté le combo, cédant leur place respectivement à Brian Young et Joe Skyward. Ce qui à première vue ne change pas grand chose, puisque Jon Auer et Ken Stringfellow constituent, depuis le début, l'ossature de la formation... Plus que jamais contaminé par Big Star, les Byrds et les Raspberries, les Posies combinent toujours à la perfection la fragilité mélodique et les caprices de l'électricité. Les harmonies vocales délicates, fruitées et les lyrics ésotériques. Mais la nouvelle section rythmique se montre également à la hauteur de la situation, apportant une nouvelle dynamique à la conjugaison des deux guitares. Libérant un groove irrésistible lorsque l'occasion se présente. Et en particulier sur "Hate song", fragment sur lesquels sont impliqués deux musiciens de Cheap Trick, Robin Zander et Rick Nielsen, et surtout le percutant "Broken record". On y retrouve également des hits potentiels de la trempe de "Dream all day" et de "Coming right along", tels qu' "Everybody's a fucking liar" ou "Daily mutilation", un hommage à l'ex-oublié d'Hüsker Dü, "Grant Hart", un "Throwaway" plus Teenage FanClub que nature et en final deux compositions davantage inspirées par l'Albion. "Song # 1" et "Will you ever ease your mind". Marquées successivement par l'empreinte de Squeeze et de Tears For Fears. Un feeling britannique souligné épisodiquement par des arrangements symphoniques aussi soignés que chez ELO voire le Barclay James Harvest. Et ce n'est pas une critique négative, parce que cet "Amazing disgrace" est excellent!

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