Précédés d’un buzz prometteur (et presque suspect), les Ecossais de Django Django étaient attendus de pied ferme. Faut dire que leur premier Ep, « Default », n’était vraiment pas de nature à me rendre optimiste. Heureusement, la formation a pris son temps pour concocter son premier opus. Et finalement, ce long accouchement a été salutaire. Mieux encore, il y a belle lurette, qu’un artiste ou un groupe n’avait plus fait preuve d’une telle liberté de ton et d’esprit. Depuis l’aventure du Beta Band, pour plus précis. Et paradoxalement, David McLean, batteur et producteur du groupe, est le petit frère de John, un de ses membres… De son patronyme doublement piqué au flamboyant guitariste manouche Reinhardt, Django Django conserve cette magnifique ouverture. Les cerveaux allumés de David McLean, Vincent Neff (chanteur et guitariste), Jimmy Dixon (bassiste) et Tommy Grace (synthés) mélangent avec une aisance surprenante les harmonies vocales 50’s des Beach Boys (« Firewater », « Life’s Beach », « Storm »), les crescendos électro-tribaux (« Waveforms »), le rock psyché (« Silver Rays ») et même les sonorités issues du Moyen-Orient (« Skies Over Cairo ») ! Rien entendu d’aussi jouissif depuis Hot Chip. C’est dit ! Aussi, malgré leur prestation en demi-teinte accordée dans le cadre des dernières Nuits Botanique, j’irai les revoir au Pukkelpop, le 16 août prochain…

Nederlands
Français 
