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Almost always never

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Joanne Shaw Taylor est une jeune Anglaise âgée de 23 ans. Elle chante et joue de la guitare. Son univers ? Le blues. A 16 printemps, Dave Stewart, alors leader des Eurythmics est impressionné par son talent et l’intègre dans son groupe. Elle est également actrice. Et a notamment figuré dans “Deep blues”, un film tourné au Mississippi, en compagnie de légendes vivantes comme RL Burnside et Jessie Mae Hemphill. Lorsqu’elle est signée par Ruf, le label allemand l’invite à se rendre à Memphis pour mettre en boîte son premier opus, “White sugar”, un disque qui bénéficie alors de la production du redoutable Jim Gaines et, de collaborateurs notoires, en l’occurrence Steve Potts et Dave Smith, des anciens musiciens de Luther Allison. Ce disque paraît en 2009. Et l’année suivante, elle grave un second elpee, intitulé “Diamonds in the dirt”.

Pour concocter “Almost always never” Miss Taylor s’est rendue au Texas, à Austin très exactement, une œuvre qu’elle a enregistrée sous la houlette de Mike McCarthy, dont la carte de visite mentionne la mise en forme d’albums de Spoon et Patty Griffin. Pour la circonstance, elle a reçu le concours du claviériste David Garza (ex-Blues Traveler), du bassiste Billy White et du drummer J.J. Johnson. Enfin, elle signe la quasi-totalité de son répertoire.

"Soul station" ouvre le long playing. De la pure dynamite ! Très nerveuse, cette compo permet déjà à Joanne Shaw de s’autoriser des sorties audacieuses, recherchées, sur ses six cordes et puis de libérer ses cordes vocales. Elle passe ainsi du soupir aux larmes pour exploser enfin dans la joie et la jouissance. Sa voix est terriblement expressive tout au long de la ballade mélancolique "Beautifully broken". Son solo de gratte est superbe, simple mais diablement efficace. Les interventions d’orgue sont discrètes mais tout aussi judicieuses. Semi-acoustique, "You should stay, I should go" est une petite perle dont le potentiel commercial est indéniable. Ballade ‘hendrixienne’, "Peace of the sky" nous réserve un solo majestueux en dérapage parfaitement contrôlé. Signée Frankie Miller, "Jealousy" s’ouvre comme une ballade fragile dessinant une jolie mélodie. Mais finement ciselées, les cordes sont rapidement rejointes par l’orgue, avant de monter en puissance. Une puissance parfaitement maîtrisée qui permet à Joanne de susurrer sa jalousie et même de consentir un sanglot. Une même douceur baigne le titre maître. Les notes dispensées par Miss Taylor sont créatives, mais également sensuelles. "Tied & bound" est une compo vibrante. Ce blues rock se met au service de la voix qui oscille constamment entre tendresse discrète et colère contenue. Une situation propice à l’éclosion d’un solo déjanté enrichi par les interventions d’orgue de David. Et l'envol final est tellement dense qu’il finit par embrasser les clichés du heavy rock. Rockin' blues nerveux, "Standing in love" sert de prétexte à une exploration instrumentale réminiscente des 70’s ; et pour cause, suivant l’inspiration, les plages sont généreusement allongées. Imprimé sur un tempo funky et couvert d’accents jazzyfiants déversés par le piano électrique, "Maybe tomorrow" est hanté par des tas de bruitages insolites. La guitare se dédouble et s’autorise une aventure proche de la jam improvisée. Le long playing s’achève par "Love myself to loving you", une plage qui rivalise de charme et de tendresse. Probablement l’œuvre la plus personnelle de Joanne Shaw Taylor

 

Informations supplémentaires

  • Band Name: Joanne Shaw Taylor
  • Genre: Blues/Roots
  • Label Prod: Ruf / V2
  • Date: 2012-09-12
  • Rating: 3
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