En congé forcé de son groupe Nine Black Alps où il milite comme bassiste, Martin Cohen nous gratifiait il y a déjà quelques mois de cet album injustement passé inaperçu, y compris à mes yeux et oreilles.
D’un point de vue visuel, l’artwork de la pochette justifie cette injustice, tant la pochette incite peu à l’écoute (une prise de vue bancale d’un couple de personnes âgées vues de dos).
Mais les premiers accords de « Such Fun » ont tôt fait de combler cette lacune.
Jubilatoire et irrésistible ritournelle qui renvoie autant à Ty Segall qu’à Guided By Voices ou d’autres fleurons lo-fi de ces chères nineties, ce premier titre ouvre la voie de cet excellent opus.
Débonnaire à plus d’un titre, joyeusement bordélique, faussement foutraque et vraiment génial, « Yucca » mérite beaucoup plus que le peu de bruit fait autour de lui.
Omettre de vous en parler serait un impair.
Que celui qui n’a jamais péché me jette la première pierre…

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