Récemment, le site Spotify proposait le hit parade des albums les plus écoutés pendant l’acte sexuel.
Etrangement, les Mediaeval Baebes ne figuraient pas au palmarès.
Pourtant, pour celles et ceux d’entre vous qui aiment s’ébattre sur une peau d’Ours devant un âtre brûlant de mille feux follets, cette musique pourrait fort bien contribuer à accentuer l’extase d’un moment, hors du temps.
Trêve de plaisanterie, il s’agit bien d’une escapade temporelle que nous propose ce quintet issu du nord de Londres.
Du line-up original né en 1996, il ne reste plus qu’Emily Ovenden et Catharine Blake (la voix de Miranda Sex Garden, souvenez-vous). Et malgré la vingtaine de vocalistes qui ont transité par le groupe, au fil de huit albums studio, l’esprit est toujours resté fidèle à un revival médiéval, dont les beaux jours sont perpétuellement assurés par la littérature, le cinéma ou la télévision.
Pas étonnant dès lors de voir nos prêtresses auréolées en 2007 d’un Award pour leur contribution au soundtrack de la série de la BBC, « The Virgin Queen ».
« The Huntress » se décline en deux volets.
Le premier aborde le côté éthéré d’un univers magique au travers de comptines issues du folklore moyenâgeux, comme du reste les titres ne font guère mystère (« She Moved Through The Fayre », « Under The Willow Tree », …)
Le second est axé sur un aspect plus folk, du moins dans l’instrumentation (et l’utilisation de la technique a cappella).
Bref, c’est une plongée très réussie dans un autre monde, entre cantiques et rites païens, rappelant ces temps immémoriaux où l’homme se parait de peaux de cerfs lors de célébrations ancestrales. Mais également lorsque les gentes demoiselles se languissaient dans le froid de hautes tours en attendant le retour improbable de leurs preux époux partis en guerre, espérant fiévreusement être délivrées de leurs ceintures de chasteté.
Chasseuses en terres connues, les MB appâtent le gibier avec moult talents, telles des sirènes d’un autre temps.

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