Qui donc brûlera d’amour pour cette formation canadienne, dont les mélodies ne font certainement pas dans la dentelle ? A l’instar du titre de l’album (« Rotten Thing to Say »), ce groupe n’a d’ailleurs pas que de jolies choses à dire. Mais il déploie une belle énergie pour communiquer son message. Chris Colohan (Cursed, Left for Dead, Swarn) en est le leader, le vocaliste et le porte-parole. Et ses lyrics, il les martèle de ses cordes vocales enragées
Urgent, leur hardcore est teinté de punk et de rock’n’roll. Et dès « Karla », le ton est donné : ‘fuzz’, les interventions de basse sont puissantes, la rythmique est endiablée ; power chords à la Turbonegro et solos bien tranchants déferlent en alternance. Le tout pour soutenir des lyrics qui font froid dans le dos et que n’aurait pas renié Nick Cave (NDR : pour la ‘serial killer’ Karla Homolka par exemple…)
« Rotten Thing to Say » baigne au sein d’une ambiance poisseuse, réminiscente du MC5 ou des Stooges. Et des titres féroces comme « Hateful Comforts » ou « Broken Glass » sont marqués au fer rouge par ce son de Detroit. Kurt Ballou, le guitariste de Converge, a produit cet elpee, le second de Burning Love, qui devrait ravir les fans de Social Distortion ou The Bronx.

Nederlands
Français 
