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Wish I had you

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Les Rounders sont issus d'Oklahoma City. Un quintet réunissant Brian Whitten au chant, Ryan Taylor et Michael Stone aux guitares, Stu Williamson aux percus ainsi que Dave Spindle à la basse. La formation du groupe remonte à l’an 2000. A cette époque, elle avait décidé de tourner le dos au Texas blues démonstratif pour puiser ses influences dans celui du Delta et de Chicago. Leur tout premier album, "Little bitty can of worms", est paru en 2003. Le suivant, "Now-a-day songs", en 2004. Ryan Taylor en est incontestablement le leader, puisqu’il a écrit les treize plages originales de "Wish I had you".

"God knows I'm trying" nous transporte immédiatement dans l’univers du Delta du Mississippi (les sonorités !) ; mais un univers contemporain et très personnel. Une plage qui fait déjà mouche. Le titre maître constitue manifestement un des sommets de l'opus. La voix de Brian colle parfaitement à ce répertoire. Bien imprégnées de blues, les guitares tissent un décor très dense et riche. Les cordes adoptent surtout un profil rythmique mais la puissance de feu est peu banale. L'album ne suscite jamais l’ennui et manifeste une grande homogénéité. Les Rounders se sont forgé un style de base qu'ils développent suivant leur inspiration. Parfois, leur musique aborde un profil plus doux et mélodique et prend des accents qui flattent l’oreille. A l’instar de "You know better than that". Les guitares évoquent alors le southern blues rock des Allman Brothers. Signé par les gratteurs, "Through no fault of my own" est un autre sommet de l'elpee. Puissant, menaçant, ses changements de rythme sont marquants. La voix épouse bien le climat entretenu par l’instrumentation ; une instrumentation enrichie par l'harmonica éclaté de Dustin Arbuckle (la moitié du duo Moreland & Arbuckle), invité pour la circonstance. Une véritable claque ! "When it's bad" est également un autre grand moment de l’œuvre. Les guitares s’y révèlent littéralement oppressantes. "Let me talk at you" est taillé dans le même moule, encore que ce fragment se révèle plus rock dans l'assise rythmique, laissant le champ à des guitares déjantées. Les Rounders abordent avec le même bonheur des plages plus country. Et je pense tout particulièrement à "Oh my dear mind", une compo imprimée sur le rythme du chemin de fer. Ou encore "Oh why". Musclé, "When it's bad" déchire. Les guitares sont incisives et envoûtantes. Une plage dont la trame repose sur un drumming tout à fait élémentaire. Le talentueux harmoniciste Dustin Arbuckle revient prêter main forte au formidable "Wait for me". Une compo très participative au cours de laquelle les guitares se libèrent. Et elles profitent de l’aubaine. Blues imparable, "It wasn't my baby" adopte un format classique. D’excellente facture, cet elpee s’achève par un "Goodbye George" qui a emprunté les accents du Delta…

Informations supplémentaires

  • Band Name: Rounders
  • Genre: Blues/Roots
  • Label Prod: Blind Pig
  • Date: 2007-06-25
  • Rating: 4
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