L’écoute de ce nouvel album de Mutiny on the Bounty m’a laissé perplexe. Leur math-post-rock est toujours aussi puissant. Un style au sein duquel la formation luxembourgeoise excelle. Et elle l’a démontré sur les albums précédents. Véloces, les riffs de guitare exacerbent les rythmiques épileptiques. « Trials » incorpore des éléments électroniques dans son expression sonore, dans l’esprit d’un 65daysofstatic. A l’instar de l’intro du disque, dont la mélodie synthétique augure une suite intéressante, mais également le morceau intitulé « Myanmar » (NDR : le meilleur du long playing !) ou encore « North Korea » (NDR : faut croire que le combo rêve des dictatures asiatiques).
Mais, il y a un hic. Sur ce disque, le band luxembourgeois a voulu y greffer des vocaux. Pas vraiment une bonne idée. Dès « Artifacts », bonjour les dégâts. En fait, on se croirait revenu 10 ans en arrière. En pleine période émocore. La troisième vague, pour être plus précis ! Encore que parfois, ce chant me rappelle un certain Chester Bennington (Linkin Park). De quoi vous flanquer la frousse !
Conclusion, les meilleures plages de cet opus sont celles où il n’y a pas de chant. Dommage, car sans ces vocaux, cet album aurait été d’excellente facture.

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