Chickenfoot est manifestement un super groupe de hard rock. Le line up implique le chanteur Sammy Hagar, longtemps membre de Montrose et Van Halen, mais qui a également accompli une carrière individuelle. Le guitariste Joe Satriani, ensuite. Un maître technicien que l'on ne présente plus. Le bassiste Michael Anthony (ex-Van Halen) et le drummer Chad Smith (ex-Red Hot Chili Peppers) complètent l'équipe. Eponyme, leur première œuvre était sortie en 2009. La suivante s’intitulait "Chickenfoot III". Elle est parue en 2011, et il n'y a pas eu de « II »! La formation a choisi pour logo l'emprunte d’un pied de poulet (NDR : c’est également celui du symbole de la paix!) Cet elpee a été immortalisé ‘live’ et propose une face A et une B, qui naturellement figurent sur le même CD.
La première partie réunit quatre titres issus de la tournée "Different devil", opérée en 2012. A l’époque, Kenny Aronoff assurait la batterie. La première piste, "Lighten up", a été enregistrée à Chicago. Puissante, sculptée dans le hard rock, elle est entretenue par des éminents spécialistes du genre. Hagar est l'archétype des chanteurs du style, mais sa voix n’est jamais criarde. Cependant, la vedette est incontestablement Joe ‘Satch’ Satriani. Il torture sa guitare Ibanez et aligne un nombre incalculable de notes. Nous les retrouvons à Seattle quelques jours plus tard pour "Big foot", un hard rockin' blues marqué au fer rouge par la puissante section rythmique, bien à l’avant-plan. Toujours prêt à bondir, Joe maîtrise parfaitement son sujet. Dans le passé, Satriani a tourné en compagnie de Deep Purple, et on s’en rend compte en écoutant "Last temptation". Plus paisible, "Something going wrong" permet au mélomane de souffler quelque peu. La guitare de Joe est bien sentie ; il démontre ici qu’il est capable d’injecter de la sensibilité dans ses compos.
La seconde partie remonte au mois de septembre 2009. A Phoenix. Et elle est épatante. Chad Smith est préposé à la batterie. Excellente, "Oh yeah" est une plage plutôt funky, imprimée sur un mid tempo. L’intervention sur les cordes est particulièrement remarquable. Le dialogue échangé entre Sammy et Joe rappelle très fort ceux entre Plant et Page, chez Led Zeppelin! Une approche zeppelinesque qu’on retrouve tout au long de "Down the drain", "Turnin' left", "My kinda girl" et "Learning to fall", une finale tout en douceur. Ces morceaux figuraient tous sur le premier long playing…

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