Les années passent, rien ne change. Comme quoi, parfois, la politique n’est pas fondamentalement éloignée de la musique. Il y a aujourd’hui vingt ans que Billy Childish, chanteur au grand coeur, poète, peintre, interprète et guitariste, balance du punk-rock pur jus dans tous les clubs et garages consentants de Grande-Bretagne. Véritable référence underground, enfant dans un corps d’adulte, moustachu sans barbe et vrai faux soldat de l’empire britannique, l’artiste use les cordes de sa guitare sans répit, enregistrant des tonnes de brûlots sur les cendres des Kinks ou des Troggs. Et, comme chaque année, on se fend de quelques bonnes surprises. En 2007, on retiendra ce « Punk Rock at the British Legion Hall », collection de titres urgents, étalée sur un mur du son de distorsion. Partout, une putain de crasse sonore s’incruste, des références à l’histoire du rock s’éructent (Joe Strummer et John Peel, entre autres). Billy Childish a marqué de son empreinte les ardeurs de nombreux rockeurs (de Kurt Cobain à Jack White) mais tout le monde semble mépriser l’information. Depuis vingt ans. Pourtant, au cours de sa carrière, le bonhomme a enregistré plus de cent (!) albums pour le seul plaisir de nos tympans. Mais au fait, combien d’albums devra-t-il encore balancer pour se faire remarquer ? Si vous connaissez la réponse précise à cette question, envoyez-nous un mail et vous remporterez, peut-être, la discographie complète de l’incroyable Childish. On peut toujours rêver !
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