Aufgang appartient à la nouvelle catégorie de groupes sur lesquels il faudra compter dans le futur. Perso, j’estime qu’il s’agit d’une des révélations du début de l’année 2013.
Tout a commencé, il y a huit ans. A New York. Trois musicos se rencontrent. Et ils ont de la bouteille. Deux pianistes. Le Français Francesco Tristano et le Libanais Rami Khalifi. Ainsi qu’un drummer. Le Luxembourgeois Aymeric Westrich. Ils décident de fonder Aufgang. Le concept du groupe est simple : essayer de fusionner la musique classique et électronique. Tout un programme ! Il faut le reconnaître, avant eux, pas mal de monde s’est déjà cassé les dents. Mais dès le premier titre de cet elpee, on se rend compte que le projet tient la route.
En fait, le trio a réussi à faire exploser les cloisons entre les genres. Et le résultat n’est ni rébarbatif, ni excessivement expérimental. A contrario, les compos sont mélodieuses et entraînantes. Les accords de piano classiques et les rythmes électro font bon ménage et constituent un bon remède contre l’inertie. Les musicos se complètent à la perfection et n’en font jamais trop. Pas de démonstration technique gratuite, comme certains instrumentistes s’autorisent dans l’univers du post rock. Les crescendos sont maîtrisés à merveille. Et clairement, un titre comme « Balkanik » en est la parfaite illustration. Aufgang développe également des ambiances atmosphériques. L’excellent « Ellenroutir » en est un bel exemple. Il se réserve également l’une ou l’autre ballade, dont « African Geisha », une superbe plage…
Si vous aimez les comparaisons, Aufgang me fait un peu penser à Battles. Différence, quand même, les guitares ont été remplacées par des pianos. Parce que tout comme le combo new-yorkais, le trio aime surprendre en déconstruisant les styles.
Aufgang se produira dans le cadre des Nuits Botanique, ce 11 mai 2013, en compagnie de Suuns et d’Apparat. L’une des soirées-phare du festival.

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