De son véritable nom Billy Price, William Pollak est né dans le New Jersey ; cependant, il y a près de 40 ans qu’il vit à Pittsburgh, en Pennsylvanie. Il est aujourd’hui âgé de 63 balais. Ce chanteur de soul et de blues a été, pendant plusieurs années, le chanteur du légendaire guitariste, feu Roy Buchanan. C’était au cours des 70’s. Price fonde ensuite le Keystone Rhythm Band ; puis en 1990, enfin le Billy Price Band. Le premier album publié sous son nom paraît en 1993. Il s’intitule "Danger zone". Depuis, il en a gravé quelques autres, dont "Nightwork" en 2009, déjà chez Dixiefrog ; et fin 2012 "Live on stage". Lors des sessions de ces deux elpees, il avait reçu le concours du gratteur français Fred Chapellier.
Price n'est pas un musicien professionnel, il est toujours marketing manager au sein d’une boîte de Pittsburgh. Et c'est toujours au cœur de cette cité que l'enregistrement de "Strong" a été réalisé. Billy est entouré de son band, le guitariste Steve Delach, le claviériste Jimmy Britton, le drummer David Ray Dodd, le bassiste Jason Hollar, ainsi qu’une section de trois cuivres. Enfin, il a reçu le concours de quelques invités. Billy signe la majorité des titres dont deux en compagnie de son ami français Chapellier.
Le BPB démarre par "Drivin' wheel", une compo issue de la plume du pianiste de blues, Roosevelt Sykes. Cette version lorgne davantage vers un R&B plutôt funky et cuivré. La voix de Billy trempe dans la soul la plus pure. Aux six cordes, Steve Delach est déjà bien affûté. Typiquement blues, "Can't leave it alone" est bien rythmé. Mark Wenner, le leader des Nighthawks, se réserve l'harmonica. Et un billet de sortie lui est accordé pour rivaliser avec les cordes. Billy chante d’une voix douce, claire et suave, "Sweet soul music", une ballade soul, écrite par Neal Black et Fred Chapellier, préposé à la guitare pour la circonstance. Dans son style Price est vraiment un chanteur fascinant. Et il le démontre une nouvelle fois sur "Gotta be strong". Blues lent fin de soirée, "The lucky one" est destiné aux couples qui peuvent enfin s'enlacer, sur la piste de danse. Limpide, la voix est balisée par les ivoires de Britton et le saxophone ténor d'Eric Defade. La reprise en mode funky du "Never get enough" de James Brown n'est guère une surprise. Mark Stutso, chanteur/drummer des Nighthawks partage les vocaux. Et on épinglera encore, la reprise du "Part time love" de Clay Hammond, un excellent slow blues bien cuivré, soutenu par l'excellent Monster Mike Welch, aux cordes.

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