Sommes-nous en présence des héritiers naturels des Bérurier Noir, du petit frère de Guerilla Poubelle ou des cousins de Tagada Jones ? Une chose est sûre, Burning Lady y puise ses sources. Et appartient à la scène punk française. Indépendante, of course ! Une formation lilloise fondée en 2008, qui dans le style, possède une fameuse expérience en live. Affichant plus de 150 concerts à son actif, elle a déjà partagé la scène avec quelques ‘ténors’ français, comme Lofofora ou Mass Hysteria (NDR : y a-t-il une date de péremption ?) A ce jour, le band n’avait publié qu’un seul Ep. « Until the walls fall » constitue donc son premier opus.
Burning Lady revendique donc une étiquette punk. Ni plus, ni moins. Sans pour autant ressembler à leurs idoles à crête. Pace que la formation est drivée par une fille. Sophie. Même si sa voix n’est pas toujours très féminine. Mais ses interventions vocales sont irréprochables, une situation rarement rencontrée auprès des groupes du style. Et c’est cette spécificité qui fait l’originalité du band. Sans quoi, la musique de Burning Lady adopte un profil conforme au style annoncé. Le drummer est véloce. L’énergie juvénile, omniprésente. Les chœurs sont contagieux. Les grattes, sémillantes. Et sans la moindre fioriture, la structure des morceaux est totalement instinctive. Pas de souci, leur expression sonore permet de garder la forme…
Malheureusement, quand la formation nordique tente de changer d’orientation, le résultat est plutôt bancal. A l’instar de « Girls with sunglassses », piste au cours de laquelle, sculptées dans le ska, les accès de cordes prêtent à sourire. Ou encore sur « Oleti » et « Monday in the sun », deux intermèdes folk, pas vraiment convaincants. Une exception qui confirme la règle, « Wasted Time », encore un morceau folk, mais plus latino. Bref, si « Until the walls falls » n’est pas un mauvais album, il souffre quand même d’une carence en originalité. M’enfin, l’essentiel, c’est qu’il entretient la bonne humeur.

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