Depuis « Antics », Interpol affiche un profil nettement plus pop. Et ce n’est pas « Our love to admire » qui changera la donne. Bien sûr leur musique est toujours aussi contaminée par les eighties : la new wave, le post punk et évidemment la cold wave. L’attitude et l’image sont également préservées. Et la voix spectrale de Paul Banks continue de donner le ton. Alors, rien n’a changé chez Interpol ? Pas tout à fait, puisque la production a été confiée à Rich Costey (Muse, Franz Ferdinand). Et puis les arrangements sont beaucoup plus riches, impliquant comme sur le précédent opus, « Antics », piano et claviers, mais également des cuivres et des cordes. Encore qu’il soit nécessaire de bien tendre l’oreille pour s’en rendre compte, tant cet enrichissement est subtil. Bref, cet « Our love to admire » manque singulièrement de groove. Ce qui ne veut pas dire que cet opus soit de mauvaise facture. Au contraire ! Mais il risque de décevoir les fans de la première heure. Maintenant en analysant les morceaux de plus près, on y décèle une grande sensibilité mélodique. Et une texture finalement fort élaborée. Hormis le très dispensable « Wrecking ball », plage destinée à inviter les spectateurs à balancer les bras, au-dessus de leurs têtes, lors d’un set ‘live’, le reste nous plonge au sein d’un climat profond, ténébreux, teinté de mélancolie et d’introspection. Moments solennels et intenses (le single « The Heinrich maneuver »), parfois proche de la symphonie gothique (« Mammoth ») alternent avec passages plus atmosphériques (le final nébuleux, presque contemplatif « The lighthouse » et surtout les vaguelettes de cordes de guitare directement inspirées par And Also The Trees, parsemées tout au long de l’opus) et compos hymniques (« Pioneer to the falls »). Personnellement, j’estime que les deux morceaux les plus intéressants sont aussi les plus audacieux. Tout d’abord « All fired up ». Caractérisé par ses variations rythmiques et ses riffs de guitare angulaires, il frôle épisodiquement l’univers punk/funk d’un Radio 4. Et puis « Rest my chemistry ». L’ombre d’AATT y est omniprésente, malgré les déflagrations ponctuelles d’électricité. Et pour compléter votre information, sachez que les lyrics de Banks sont toujours aussi cryptiques.
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