Sandra Ferretti chante, écrit et compose. C'est à l’issue de ses études accomplies à l'Université de Manchester, qu'elle se lance dans la musique. A l’époque, elle puise son inspiration dans la pop, le reggae et l’électro. Très tôt, elle est remarquée par Wilfried Brits, l'ancien manager de Vaya Con Dios. Il lui permet de publier deux singles. Elle cherche ensuite sa voie et s’intéresse à différentes formes de rythmes. Dont le reggae pop en compagnie de Bonobo. Avant de tâter de la musique underground électronique. Sandra vit en Belgique. Elle s’est lancée dans la politique. Avec succès, puisqu’elle est élue communale FDF, à Bruxelles. A ce jour, elle comptait un album à son actif. Un album partagé en duo avec Daniel Vinck, "Live au studio Dada", sous le patronyme de Dany Sand.
"Bullet" ouvre l’elpee. Accrocheuse, la voix me fait un peu penser à celle de Kate Bush. Sandra fait vibrer son organe, apparemment fragile mais bien affirmé. "My own" est un titre rythmé entretenu par les percussions et les cordes acoustiques. Et l’exercice vocal s’avère complexe tout au long de ce boogie cabaret bien imaginé. Miss Ferretti est bien soutenue par ses Prime Time Ministers, c’est-à-dire Daniel Vincke à la gratte acoustique, Branko Jovanovic à la basse et R'Elvis aux percussions. Les premières mesures de "The day" sont chargées de passion et empreintes d’une grande pureté. Un environnement idéal pour la voix douce et mélodieuse de Sandra qui emprunte ici une tonalité très jazz ! Mais également pour Daniel qui peut alors faire frémir ses cordes non amplifiées. Les couleurs exotiques de la samba galvanisent "Transat". Le Brésil n’est pas loin ! "Night shield" est certainement le meilleur morceau du long playing. Une piste plus travaillée, caractérisée par des impulsions plus électriques. Sandra se sent comme un poisson dans l’eau au sein de cette expression sonore particulièrement dense. Un sommet de cet opus ! Et sa voix s’intègre parfaitement dans le rythme tout au long de "What if I". "You say" achève le long playing. Une piste qui nous replonge dans la douceur cristalline de l'ouverture. Et c’est R'Elvis et ses Calbadrums qui en assurent l’assise rythmique.

Nederlands
Français 
