La clef de TOPS git 6 pieds sous terre…

TOPS sortira son nouvel elpee, "Bury the Key", ce 22 août. Le quatuor propose une musique intemporelle qui allie profondeur et immédiateté. Il s’agit de son premier album complet depuis 2020, un opus qui explore des tons plus sombres tout en restant maîtres…

logo_musiczine

Farfouiller dans la Pure Carrière…

Après des années de chaos et de réinvention, Pure Carrière revient avec « Farfouiller », une ode brute, étouffante mais libératrice à l'ennui, au chaos et à la mort. Née des racines du slacker punk, cette pièce marque un nouveau départ et un retour en force.…

Langues

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

dEUS - 19/03/2026
Epica - 18/01/2026

Dangerous

Écrit par - -

The Mannish Boys est un groupe californien considéré comme le plus habile à fusionner le blues traditionnel et contemporain. Une formation a géométrie variable qui réunit des musicos disponibles au moment même. Il tournent un peu partout dans le monde, et surtout aux States. Au chant, on retrouve habituellement le vétéran Finis Tasby ainsi que Sugaray Rayford. Sugaray mesure plus d’1m90. Texan d'origine, il est issu d'une famille pauvre. Enfant, il chantait au sein d’une chorale gospel, à l'église, le dimanche. Ses véritables débuts remontent à un peu plus de dix ans, lorsqu'à San Diego, il se réserve le micro chez les Urban Gypsys, un groupe de funk et R&B. En 2004, il passe ensuite au blues en intégrant le backing group d’Aunt Kizzy'z, Boyz. Il participe alors à l’enregistrement de deux elpees, "Trunk full of bluez", dès qu’il débarque, et "It's tight like that", en 2007. Au cours de l’année 2011, il s'installe à Los Angeles où il est assez rapidement incorporé aux Mannish Boys. Entre-temps, il avait publié une première œuvre personnelle intitulée "Blind Alley", en 2010. 

L’elpee s’ouvre par "Country boy", un excellent blues inspiré par la cité des vents. Le tempo est contagieux. La voix de Sugaray, puissante, et le jeu d'harmonica de Sugar Ray Norcia, éblouissant. Ce dernier est notamment un ancien membre des Bluetones et de Roomful of Blues. Les interventions de cordes dispensées par Gino Matteo sont à la fois brillantes, judicieuses et percutantes tout au long de "Stuck for a buck", un R&B cuivré. Imprimé sur un mid tempo, "I'm dangerous" baigne dans un style assez proche de Muddy Waters. Sugar Ray Norcia tire à nouveau son épingle du jeu à l'harmo, alors que (Little) Anthony Geraci se réserve le piano. Signée Norcia, "Two times sugar"est une superbe composition. Sugaray Rayford et Sugar Ray s’y partagent les vocaux particulièrement soul, devant la guitare inspirée de Monster Mike Welsh. Blues lent nightclubbien, "When it rains, it pours" est issu de la plume de Pee Wee Crayton. La voix de Rayford est chargée d'émotion au cœur de ce climat très T-Bone, caractérisé par la présence de Fred Kaplan aux ivoires et Frank Goldwasser aux cordes. "Pretty fine mama" semble sortir tout droit du pays des bayous. La guitare de Monster Mike Welsh libère des sonorités vibrantes, bien réverbérées. Randy Chortkoff est le responsable de cette compo. Il souffle dans son harmonica, pendant que Goldwasser s'éclate sur la slide. Il est toujours préposé à la slide tout au long de "Goin' to Texas", un long slow blues souligné par l'harmo de Kim Wilson. Enlevé, "I might do sometin' crazy" adopte le tempo du "Wang dang doodle" de Willie Dixon. A la gratte Kid Andersen nous réserve une intervention particulièrement originale. Remarquable blues lent, "Surrendered" nous replonge encore dans un climat proche de Muddy Waters. La voix de Rayford est bourrée de feeling. Kim Wilson souffle parcimonieusement dans son harmo, mais Goldwasser et Geraci ne s’effacent pas pour autant du décor sonore. Blues acoustique, "Need a little more time" se révèle à la fois primitif et dépouillé. Une grande complicité s’établit entre la voix et la National steel de Frank Goldwasser. Big Pete est néerlandais. Il enflamme "Keep her at home", un boogie nerveux, de sa musique à bouche. D’excellente facture, cet opus s’achève par "Preachin the blues" un prewar blues signé Son House. Frank se charge de la slide, Bill Stuve de la basse acoustique et Jim Bott des percus.

 

Informations supplémentaires

  • Band Name: Sugaray Rayford
  • Genre: Blues/Roots
  • Label Prod: Delta Groove / Coast to Coast
  • Date: 2013-09-17
  • Rating: 4
Lu 967 fois
Plus dans cette catégorie : « Rock them back to hell! Blues at the Grand »