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Specter at the feast

Écrit par - Johan Meurisse (traduction Suzanne Dippendael, adaptation Bernard Dagnies) -

Après le décès de Michael Bean en 2010 (fondateur de The Call et père du bassiste Robert Levon Been) le trio de LA a décidé de prendre du recul. Il a donc attendu trois ans avant de publier un nouvel opus, un disque sur lequel figure une reprise du papa décédé. « Specter at the feast » trempe dans une forme de pop/rock’n’roll shoegaze, ténébreux, parfois légèrement teinté de blues, mais susceptible de donner naissance à des compos puissantes ; à l’instar du triptyque « Hate the taste », « Rival » et « Teenage disease », des compos marécageuses, solides, intrigantes, excitantes, cinglantes et contagieuses. Et c’est manifestement dans ce domaine que le BRMC est le plus performant.

Quelques plages durent plus de 6 minutes. « Fire Walker », le morceau d’entrée. Et puis les deux pistes finales « Sell it » et « Lose Yourself », cette dernière atteignant même les 8’39. Si « Let the day begin » et « Funny games sont encore chargés d’adrénaline, la formation se permet aussi de lever le pied. Ce n’est pas neuf, puisque sur ses derniers elpees, elle avait déjà tenté l’exercice de style. Ainsi « Lullaby », « Some kind og ghost » et « Sometimes de light » baignent au sein d’un climat paisible. Une face de leur musique plus lumineuse et également une belle démonstration que BRMC est capable de maîtriser un plus large spectre d’écriture.

 

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